Forum RPG. 1994. L'île est détruite mais la vie doit poursuivre son cours. Bartholomew Moor reprend l'île en main pour le meilleur ou pour le pire ?
 
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 Aux mains de ces fous aux idées folles.

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MessageSujet: Aux mains de ces fous aux idées folles.   Mer 21 Oct - 20:45

Charlie sort une cigarette de sa poche et l'allume. Il se moque de qui peut bien le voir avachi sur ce banc, un adulte ou même la directrice, il n'en a rien a faire. Ce n'est pas ça qui lui fera jeter la seule chose qui le remplit d'espoir encore un peu chaque jour. Depuis que Salomé a décidé de faire une pause dans leur relation, il ne rêve que d'arriver a dormir la nuit, et pas pour rêver d'elle. Au lieu de quoi il a de grosses cernes noires sous les yeux et un visage de zombie qui fait fuir tout le monde. Ses amis ont tenté de comprendre ce qu'il se passait, mais Lom c'est le secret de Charlie et il l'a caché a tout le monde. Maintenant, il en paie le prix. Il voulait juste la protéger, protéger leur couple d'Aurore. Ça n'a fait que gacher tout ça. Et le fait qu'ils aient fait leur première fois ensemble tout les deux n'arrange rien. Si la dignité de Charlie n'avait pas existé, il aurait pleuré. Mais il ne l'a pas fait. Il n'est pas non plus allé voir Emily pour tout lui raconter, il n'a pas demandé de conseil ou de câlin. Pour une fois il s'est montré fort et courageux. Ça lui pèse mais il préfère ça que d'avoir pleuré ou supplié Salomé. Non. Il l'a pris avec une certaine dignité, même s'il se sentait et se sent toujours effondré a l'intérieur. Alors il fume. Il a bu, aussi, certains soirs, mais ça arrive moins souvent que la clope. Il en a toujours sur lui de toute façon, et il a l'habitude que ses habits sentent le tabac froid maintenant. C'est son odeur a lui, comme n'importe quel autre homme aurait l'odeur de la lessive ou de parfum bon marché sur sa chemise. Charlie tire une longue taffe puis expire la fumée après quelques secondes de silence, avec un professionnalisme presque calculé. Il a fait ça tellement de fois dans sa vie. Il contemple le calme de cette cour, vide pour une fois. Les orphelins sont en cours mais évidemment, Charlie a encore séché. Il ne veut plus voir Salomé dans leurs cours en commun, leurs deux niveaux mélangés, ne plus croiser son regard, ne plus s'asseoir deux rangs derrière elle ou observer sa nuque et ses cheveux blonds en cours de maths comme il avait l'habitude de le faire, ou même la frôler dans les couloirs. Alors il manque la plupart des cours, ne trouvant aucune excuse pour le suivant mais multipliant les absences injustifiées quand même. Charlie ferme les yeux quelques secondes. Des bruits de pas le tirent de ses pensées. Il redresse la tête, curieux. Une jeune fille se tient a quelques mètres de lui, songeuse. Il pense d'abord avoir affaire a Lom mais son cœur se remet a battre lorsqu'il se rend compte que ce n'est pas elle. Il a du la voir une ou deux fois, mais il est certain qu'elle est nouvelle. Elle est plutot jolie mais la, ce n'est pas vraiment ce qui intéresse Charlie. Il la regarde quelques secondes, puis lui tend sa cigarette d'un air fatigué « T'en veux ? Ça fait planer. » Il attend sa réponse, un peu dans les vapes. Ouais, il plane. Il est ailleurs. Comète.
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MessageSujet: Re: Aux mains de ces fous aux idées folles.   Jeu 22 Oct - 17:30


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Avec Charlie
"Refuser d'aimer par peur de souffrir, c'est comme refuser de vivre par peur de mourir"




Ca faisait 3 jours qu'elle était arrivé ici. 3 jours qu'elle ne respirait plus, avait l'impression d'étouffer. La vie ici était morne, et elle avait la désagréable impression d'être en train de disparaître de la surface de la Terre. Les seuls mots qu'on lui avait adressé était "passe moi le sel", "t'as pas intérêt à être quelqu'un qui ronfle" et "assaillez vous au second rang". En parfait petit fantôme qu'elle était devenue, elle hanterait donc ces lieux la nuit, partant en exploration, et essayant de chasser l'ennui de sa vie. Elle ne savait pas vraiment comme ça se passait ici. Des gens venaient les adoptés? Venaient -ils souvent, ou la plupart des enfants étaient condamnés à finir leur enfance ici? De toute manière, elle ne voulait en aucune manière se faire adopter. Elle aurait trop peur de les voir crever eux aussi. Mais elle savait qu'il fallait qu'elle profite tant qu'elle restait une enfant aux yeux de la loi. Quand elle sortirait d'ici, ce serait le début d'un combat. Mais elle préférait ça à être privée de liberté. Elle marchait, les yeux rivés sur deux enveloppes. Elle pouvait bien les brûler et dire ne jamais les avoir reçus, mais la curiosité la dévorait. Elle voulait savoir ce qu'il en était. Le jeune garçon put la voir arriver, hésitante, ses mains légèrement tremblantes, et puis elle se résigna à s'asseoir, son regard s'attardant à peine sur Charlie. Juste assez pour entrevoir ses traits, juste assez pour se sentir mal à l'aise. Si la lettre annonçait une mauvaise nouvelle, il n'était pas question qu'il voit dans son visage l'effroi, la colère, la tristesse qu'elle ne laissait s'exprimer qu'une fois seule. Ou presque.

De là ou il était, il pouvait bien voir l'écriture de la lettre, elle ne s'était pas mise trop loin de lui, mais dès la première lettre dépliée, son cœur s'accéléra. Deuxième fois que sa mère essayait. Elle la détestait. La pire salope de sa vie. Comment elle avait put l'abandonner ainsi? Comment elle a put la faire souffrir ainsi? Et elle a recommencé. Elle a encore échoué. La colère amer qui se répandait dans son corps comme un poison la faisait trembler de rage, lui faisait avoir des pensées qui la dégoutait d'elle même. "La prochaine fois, qu'il la laisse s'enlever la vie puis ce c'est ce qu'elle s'efforce à faire depuis des année" avait-elle pensé. Elle ne lui pardonnerait jamais. Comme elle ne se pardonnerait jamais de ne pas lui avoir pardonné si elle venait à mourir. La deuxième lettre ne fit que l'achever. 2tant la seule héritière, son oncle lui avait légué son manoir, avec toutes les dettes allant avec, de même pour sa chère grand mère. Elle allait arriver dans la vie avec déjà des dettes énormes. Si c'était pas génial! Une larme roula le longs de sa joue. Une larme qu'elle essuya prestement. Elle n'en pouvait plus de se battre. Et maintenant, elle n'avait absolument plus personne vers qui se tourner pour chercher du réconforts. Tournant la tête vers Charlie en l'entendant lui parler, elle regarder la cigarette et étira un sourire:
-Oui, merci. J'en ai besoin.

Fallait qu'elle plane , qu'elle oublie, qu'elle aille dans un autre univers bien moins tragique avec cet inconnu. Chacun ses problèmes et ses chagrins, compagnons dans la tristesse. Mais elle ne voulait pas trop se laisser aller, et commença:
-Je m'appelle Esmée. Je te rembourserais.

Ca y est, elle commençait à planer, ces yeux perdus dans un autre monde. Sortant une flasque pas bien nette, elle en but une gorgée, puis deux puis, trois, jusqu'à la dernière goutte et en sortit un deuxième à moitié pleine:
-T'en veux? Si la directrice nous prends on est dans la merde!

Et sur ces mots, elle partit dans un fou rire incontrôlable, l'alcool lui étant monté à la tête. Elle le faisait rarement. Juste quand elle ne voyait pas d'autres solutions pour oublier.
-Je dois faire pitié hein? c'est pas grave j'ai l'habitude.....j'avais jamais remarqué, mais quand tu regardes tes mains longtemps, t'as l'impression que c'est plus les tiennes au bout d'un moment...Je viens de dire quoi enfait?

Complètement partie ailleurs, espérons que Charlie avait les idées un tout petit peu plus clair, à moins que l'un ne rattrape pas l'autre, mais elle était dans un salle état maintenant la miss.
-J'espère que je vais pas te tuer toi...pas encore.




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MessageSujet: Re: Aux mains de ces fous aux idées folles.   Lun 26 Oct - 12:40

Charlie voit les larmes qui dévalent silencieusement les joues de la jeune fille. Il les voit, il les calcule et les analyse. C'est sans doute lié a ces lettres qu'elle tient dans les mains. Mais il n'est pas curieux de les lire parce qu'il sait que ça doit être assez privé et émouvant pour faire pleurer la brune. D'ailleurs elle doit bien avoir un nom. Mais plus Charlie se creuse la tête, plus il cherche et pense trouver le bon, plus il s'éloigne d'Esmée, de son nom et de la réalité. Il sait que dans cette innocente cigarette, tout ce qu'il y a de plus banal, il y a bien plus que des choses nocives et dangereuses. Il y a des trucs mortels et il ne se rend même pas compte qu'il flirte avec la mort en fumant n'importe quoi et en buvant comme un trou a ses heures perdues. Toutes ses économies depuis ses sept ans sont passées dans l'alcool. Il se dit qu'il est tombé bien bas, mais en même temps sa conscience n'a plus grande influence sur tout le reste. La logique s'est enfuie, de même que la lucidité. Il ne reste plus que la terreur, la colère et l'impuissance qui s'insinuent en lui comme un poison, qui lui rongent les veines avec une telle violence que la douleur devient impalpable, indolore. C'est comme une lame chauffée a blanc, apposée contre sa peau jusqu'a ce qu'il ne ressente plus rien, que des larmes se creusent a l'intérieur de sa tête et qu'il ne reste qu'une tache agrandie, noircie la ou on l'a brulé. Le schéma s'est répété dans son cœur aussi. Charlie est un poison, un poison pernicieux et mortel. Il a été pourri par les hommes. Ou bien est-ce lui qui a choisi de l'être ? Il n'a même pas envie de savoir, juste de continuer a tirer sur son pétard, qui, il se rend compte, devient bien plus qu'une clope. Un pétard. Pour mettre la frousse a son organisme et péter tout ce qui restait de bon en lui. Il a juste cette envie la Charlie, cogner sa gentillesse maladive, saigner sa curiosité et surtout sa maladresse avec les filles, foutre en l'air ces qualités la qui ressemblent tant a des défauts avec elle. Elle, Salomé. Il secoue la tête. Même son nom est partout. Il est sur le visage de la jeune fille a coté, a qui il vient de tendre sa cigarette, il est dans ses larmes aussi, ses cheveux bruns, alors qu'elles ne se ressemblent tellement pas. Et Charlie a envie de l'embrasser. Et la seule chose qui le retient, c'est pas que Esmée ne soit pas Salomé, non, c'est que l'idée de poser ses lèvres sur celle d'une traitresse, qui l'a jeté avec mépris en osant en pleurer, ça le dégoute, ça le rend amer aussi. Il regarde la flasque que lui tend alors la nouvelle, et il se mord la lèvre. Ça lui manquait. Sans hésiter, il la saisit, l'ouvre et en avale une grande quantité avant de s'essuyer la bouche d'un air satisfait. C'est alors que la brune se met a parler, et Charlie l'écoute, alors qu'ils ne se connaissent pas, qu'ils sont tous les deux plus bas que terre sans personne pour les aider a se relever. C'est plus possible maintenant. Charlie est enterré, dans la boue, bien décidé a y rester alors que Salomé, elle, elle doit voler maintenant. Et il veut plus la voir tellement elle est belle, tellement elle mérite mieux qu'un pauvre paysan incapable de la regarder dans les yeux et de lui dire je t'aime. Alors que ça paraît si évident. Par contre, les paroles d'Esmée, elles, laissent le jeune homme perplexe. L'alcool commence un peu a lui monter a la tête, mais il garde une part de lucidité, toute petite, si minuscule qu'elle se noie avec le reste, qu'elle se fait passer pour une lueur d'intelligence. Charlie se met a regarder ses mains mais ne voit pas trop ou l'autre veut en venir. Non, c'est bien les siennes, de mains. Pourquoi maintenant il en voit trois ? Ah, non, quatre... Charlie secoue la tête et reprend la flasque pour se servir une nouvelle rasade. Il se sent bien mieux, mais maintenant, c'est Esmée qui danse vaguement devant ses yeux. Le garçon prend alors une pose de bodybuilder pour montrer ses muscles et lache : « T'arriverais pas a me tuer, désolé, je suis bien trop fort pour toi. » Puis il ricane et s'avachit un peu plus sur le banc. Pauvre banc. Supporter le poids de deux ames en détresse, deux ames déterrées, deux ames chiennes et liées... C'est cet instant que Charlie choisit pour se lever, grimper sur le dossier du banc et hurler « Je suis le maitre du monde ! » Il se moque de savoir si quelqu'un l'a entendu, si quelqu'un va venir voir ce qui se passe. Il se rassied avec un petit sourire satisfait, après avoir failli glisser, puis reprend son joint et tire une longue taffe. Il se met a faire des O de fumée avec sa bouche, et se tourne vers Esmée. « Tu sais en faire toi aussi ? C'est joli, je trouve. Aussi joli que Salomé. » Lorsqu'il prononce ce nom, il a l'impression de le souiller alors il baisse la tête, honteux. Il n'a pas le droit de salir un aussi joli nom. Charlie devrait se taire parfois. Il devrait se couper la langue. Et les couilles, tant qu'a faire.

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MessageSujet: Re: Aux mains de ces fous aux idées folles.   Jeu 29 Oct - 10:17


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Avec  Charlie
"Refuser d'aimer par peur de souffrir, c'est comme refuser de vivre par peur de mourir"


L'alcool coule dans sa gorge. Elle le sent ce gout amer qui pourtant n'est pas si délicieux. Mais elle boit.  Chaque gorgée plus déterminée, chaque gorgée moins blessée. L'idée d'arrêter rien que pour sa dignité ne lui effleure même pas l'esprit. Esmée n'est plus qu'un puits. Le cailloux tombe, mais on l'entend pas frapper le fond. Un puits sans fond creusé pas une douleur vive,.Une douleur qui ne s'apaise pas avec le temps. Une douleur qui grandit. Et elle n'en peut plus de souffrir. Ses lèvres s'entrouvrent, son regard fixe le vide et elle murmure:
-Mais qu'est ce que je fous ici...

Elle avait l'impression d'être un tigre qu'on aurait jeté dans une cage avec d'autres félins qu'elle ne comprendrait jamais. Elle a l'impression d'être un poisson qu'on aurait sorti de l'eau. Un oiseau qu'on empêcherait de voler. Une humaine qui n'aurait pas le droit de vivre. Elle avale une autre gorgée. Puis une deuxième. Les mots encrés sur le papier lui griffe les prunelles jusqu'à en faire couler des larmes. Ils écorchent ses oreilles sans avoir fait le moindre bruit. "Pour une duré indéterminée", "au bord du gouffre", "internée dans un centre plus sécurisé". "Ne perdez pas espoir, elle vous aime vous le savez". "Elle vous aime vous le savez". Un sanglot étouffée se fait entendre. La jeune fille semble oublier l'inconnu. Il lui semble familier. Elle a besoin de laisser ses larmes s'exprimer. Ca fait trop longtemps qu'elle les a retenu pour ne jamais avouer ses faiblesses. Tout ce qu'elle semble voir, se souvenir, se sont ces mots encrés sur le papier. Non. Il ment. Il ne connaît rien à sa vie. Ce n'est qu'un foutu médecin qui croyait être en droit de lui dire quoi penser. Mais elle savait quoi penser. Elle avait choisi entre elle, la vie, et la mort, l'oubli, la folie. Et elle serait incapable de lui pardonner.

Son visage se tourne vers Charlie. On a juste envie de la prendre dans nos bras pour lui dire d'arrêter de se torturer l'esprit. Mais dès qu'elle lira dans votre regard de la pitié, elle fuira. La rage remplacera la blessure, et elle vous repoussera, trop fière pour être regarder comme une pauvre chose. Sûrement pour ça qu'elle supportait la présence de Charlie. Il semblait aussi mal qu'elle. Il ne la jugeait pas, il flottait tout comme elle sur une autre planète. Elle se plonge dans ses yeux bruns et semblent se calmer. Les larmes arrêtent de couler elle boit juste une lampée à intervalle régulier. Elle commence à débiter des aneries, complètement ivre déjà. Et lui, comme un idiot y répond avec autant de sagesse qu'elle. Un sourire se dessine sur ses lèvres en le voyant montrer ses muscles de super héro et elle glisse:
-Tes muscles ne feront rien superman. Je suis un poison mortel. Dévastateur. Sans t'en rendre compte, il pourrira ton corps, et avant de rendre ton dernier souffle tu regretteras d'avoir effleurer la poisse en personne.

Pendant un instant on la croit lucide, mais à peine venait-elle de lui étaler la théorie du poison mortel qu'elle était, que la brune en venait à se demander ce qu'elle venait de lui raconter. Elle le regarde monter sur le banc. Elle sourit. Pendant un instant elle oublie ce qu'elle fait là, qui est-il. Pendant un instant elle imagine que ce sont deux amis sans problèmes qui se voient sur banc. Et puis, elle le regarde, mais si quelque chose de familier chez elle l'interpelle, il reste pour elle un inconnu. Et sa compagnie ne lui déplait  pas. Sa vision se trouble et alors qu'il vacille ainsi perché sur le banc, la brune prise de panique lui attrape le bras, en proie à l'angoisse:
-La voiture. Fait attention s-il te plait. Redescent..la voiture!

Aucune voiture à l'horizon. Elle délire un peu, ne semble plus voir ce que des personnes sobres verraient. Il se rassoit, et la brune se détend. Elle le regarde faire des O avec sa fumée et fait de même, son visage se découpant dans le nuage de fumée joliment. Elle sourit, recommence et s'enfonce plus profondément dans le banc, amusé par ce nouveau jeu. Et puis elle le regarde, elle l'entend. Elle voit sa détresse. Salomé. Voilà la raison de son malheur. Elle ne dit rien, car aucun mot lui vient.

Son regard se détourne de lui, la rage fulmine en elle. Il ne comprendrait sûrement pas sa réaction, mais elle se sent comme trahie. Elle pleurait la mort de son père, de son oncle, son arrivée dans un endroit ou elle était un fantôme. Elle pleurait l'absence de sa mère parce qu'elle n'avait pas eus le cran de se battre pour sa fille, parce qu'elle avait choisi la mort à Esmée. Et lui, lui il pleur une fille.  Elle lâche sa flasque, le contenu se répand par terre comme du sang. Elle s'y voit. ce n'est pas son visage. Elle ne le reconnaît pas, et enfin elle lâche:
-T'as pas le doit de....c'est pas juste tu sais....Pourquoi tu la prend pas dans tes bras et tu te bats pas pour la récupérer si elle occupe toutes tes pensées? C'est pas juste...Toi aussi t'as pas le courage de t'accrocher à elle? Pourquoi vous êtes tous comme ça...

On ne sait plus bien de qui elle parle, elle se lève, titube et prend un caillou. La brune le trempe dans l'alcool déversé au pied du banc et essaye bêtement de l'utiliser comme une cuillère pour le remettre dans sa flasque. Ca ne marche pas. Elle relève la tête, essaye de se lever et fait quelques pas dans la cour et s'effondre par terre, incapable de tenir sur ses jambes. Elle essaye de se relever, mais c'est trop dur. Elle veut juste dormir et ferme ses paupières en bredouillant des tonnes de mots incompréhensibles:
-Désolé. La grenouille....Salomé.






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MessageSujet: Re: Aux mains de ces fous aux idées folles.   Jeu 19 Nov - 19:53

Charlie croise les yeux bruns de sa camarade, y lit une tristesse immense. Comme si ses mains tentaient de s'accrocher au bord de ses yeux avec l'énergie du désespoir. Il a le cœur qui bat la chamade, les mains moites a cause de l'alcool. Lui aussi il veut juste que quelqu'un s'agenouille a ses côtés et le tire hors de ce gouffre. Que quelqu'un, aux cheveux aussi fins que Salomé, au regard aussi pénétrant qu'elle, tende sa main et lui sourie. Un sourire lui donnerait tellement de force, mais personne ne semble s'en soucier. Alors il noie ses peines et ses malheurs dans l'alcool, parce ce qu'il sait que de toute façon il n'a plus la force de se battre pour Lom. Elle mérite mieux que lui, il a été tellement insupportable avec elle. Il comprend qu'elle l'ait quitté. Charlie frissonne aux paroles de la jeune fille. Un poison dévastateur ? Même s'il a l'esprit très loin et la lucidité avec, il se dit que c'est cru comme parole. Que les adultes sont vraiment nuls pour laisser pourrir deux ados ainsi. Mais c'est la vie. Sur ces pensées d'une profondeur sans égal, il se laisse aller la tête en arrière et avale le contenu de la flasque d'Esmée. Il jette son joint a terre dans un mouvement désespéré, l'écrasant de son talon une fois, deux fois, jusqu'a y arriver, a réduire en miette de bout de cendres ridicules, qui lui fait penser a sa propre vie. Dans sa tête il voit le pied de Salomé l'écrasant lui, Charlie, c'est un peu ce qu'il ressent depuis des jours et ça lui fait si mal.. Il se lève alors sur le banc et hurle, mais Esmée lui gueule quelque chose a la figure en le pressant de descendre. Il se moque bien de ce qu'elle a pu voir, il se contente de se rallumer un joint pour faire des O de fumées. Les paroles de la jeune fille finissent par lui glacer. Dans sa tête, il lui répond, et il lui dit qu'elle ne sait rien, qu'elle ne peut pas dire ça en ne connaissant pas toute l'histoire, qu'il est tellement indigne de Salomé, plus qu'elle ne pourra jamais l'imaginer. Il a du mal a formuler des phrases sensées et complètes, mais il finit par articuler quelque chose : « Qu'est-ce que tu en sais... Qu'est-ce qui te prouve que notre histoire était comme les autres... Non, Salomé et moi c'était.... c'était... un truc.. Je peux plus prononcer son nom désolée, je.. j'ai tellement foiré. » Il baisse la tête, les larmes lui viennent presque. Il a envie de s'enterrer, jusqu'au cou, et bien plus ; la tête aussi, surtout la tête. Il se demande pourquoi il ne s'est vraiment pas battu pour Lom.. Et il ne trouve aucune réponse. Peut être qu'il avait simplement perdu l'espoir de gagner, qu'il se savait déjà faible. Qu'il n'avait pas envie de courir après une fille difficile. Mais c'est ridicule, il l'aime, il s'en rend compte. Et il regrette. Alors il chiale, il chiale comme un gosse et impossible de se retenir, ni les sanglots ni les petits bruits de demeuré a chaque fois qu'il renifle. Il s'essuie les yeux, refusant d'accepter le fait qu'il pleure. Pendant qu'il tente de cacher ses larmes minables, Esmée s'est levée et titube, trébuche, se relève mais tombe une fois de plus, une fois de trop. Charlie la fixe, la vue brouillée, comment en sont-ils arrivés là déja ? Un instinct encore un peu humain en lui le force a se lever et a s'asseoir juste a coté d'Esmée. Il la fixe, caresse ses cheveux bruns, qui lui paraissent blond sur la main, aussi doux que ceux de Salomé... Il n'écoute pas les bavardages de la jeune fille, il se contente de l'apaiser de cette main sur ses cheveux, comme une mère berce son enfant. Il se met alors a fredonner tout doucement une berceuse que les enfants chantaient dans les dortoirs quand il était enfant, de sa voix grave et rouée. Entre deux strophes, il lache en quelques murmures « Allez ça va aller... Tout va bien d'accord ? T'inquiète pas, va. » Alors que lui même est aussi effrayé qu'un gamin face a une bête sauvage, et en même temps curieux, de toucher, de caresser le museau tout doux de la bête. Sauf qu'il va surement se faire dévorer.
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