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 Madness [Apolline & Esther]

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MessageSujet: Madness [Apolline & Esther]   Dim 12 Avr - 17:50


Madness


   



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Sérieusement, cela ne pouvait plus durer. Franchement, Esther devait voir la vérité en face, elle ne pouvait pas rester chez elle durant toute sa vie, et même si elle refusait de faire des rencontres, elle y serait obligée. Les yeux encore rouges de la veille, Esther décida de s'habiller pour sortir. Mais elle aurait bien du mal à cacher les cicatrices apparentes sur ses poignets, et cela l'énervait. Elle voulait que les autres pensent qu'elle n'avait aucun problème, que la folie ne l'avait pas approchée d'un peu trop près. Et puis, il fallait dire ce qui était vrai, personne ne voulait d'une folle comme amie. Esther en avait marre d'être seule, de passer ses soirée comme elle les faisait, mais tout était de sa faute, elle le savait. Rien que de penser à cela, ça l'énervait.

Après plus de dix minutes de recherches, la rousse jeta l'éponge, décidément le t-shirts à manches longues s'étaient fait la malle. C'est énervée qu'elle partit se changer. Elle soupira, claquant la porte. Rien que ce fait l'énervait au plus haut point, elle avait beau essayer de se contrôler, cela ne marchait jamais. Elle ne prit même pas la peine de fermer la porte à clef en sortant, c'était une habitude. Et puis, ce n'était pas comme si les cambriolages étaient fréquents ici, mais il y avait quelques exceptions.  

Ce fut en marchant qu'elle repensa à toute ces années passée dans l'Orphelinat qui se trouvait non loin de là. Les moqueries reçues, mais aussi le soutiens que lui avaient apporté chacun de ses amis à présent perdus de vie, tout ça était exceptionnel. Esther était à présent libre, libre comme l'air. Libre de faire ce dont elle avait envie, ce qu'elle désirait. Mais ça vie ne ressemblait à rien, sa vie n'était que rêveries. Elle avait déjà eu l'audace de rêver d'un futur meilleur, mais ce rêve ne s'était jamais réalisé. Si la vie qu'elle menait était le prix de sa liberté, alors Esther plaquerait tout, et s’envolerait. Mais Esther gardait toujours espoirs, malheureusement. Elle jeta un oeil a ses poignets portant une partie de la douleur qu'elle avait ressentit. Elle replongea soudainement dans le passé, quelques jours plus tôt, lors de ses crises. Esther craquait, parfois, souvent, trop souvent. Esther n'avait pas sa place ici, elle existait comme la neige au Sahara. Elle était aussi importante qu'une mauvaise herbe dans un jardin. Combien de fois Esther avait tenté de se supprimer de ce monde, trop certainement, mais jamais cela n'avait marché. Esther recommençait à se dire qu'elle devrait tenter une nouvelle fois, et que cela marcherai.

Esther était devenue triste, renfermée. Esther était devenue moche, elle était devenue une femme prisonnière. Sa maladie l'empêchait de faire tout ce dont elle avait envie. Elle n'avait pas l'audace de s'acharner, elle n'avait pas le courage de continuer. Esther rêvait secrètement de devenir la petite fille heureuse qu'elle n'avait jamais été. Celle que tout le monde aurait apprécié, que seuls les jaloux auraient rejetés. Esther aurait aimée être l'adolescente débile et superficielle qu'elle n'avait jamais été. Elle aurait aimé être acceptée comme elle était, mais elle s'était rendue compte bien tôt que jamais cela ne serait possible. Sa différence n'était pas tolérée, elle ne l'avait jamais été. Seuls les médecins en avaient compris la raison. Son isolement était pris pour une fuite, et c'était bien vrai, elle préférait fuir qu'affronter ceux à qui elle ne plaisait pas, ceux qui se permettaient de l'insulter et de lui crier qu'elle n'était qu'une folle. Esther était moche, comme sa vie. Esther était immature, Esther était nulle, Esther n'avait rien de positif en elle. Cela se voyait sur son visage, qu'elle était folle, paraissait-il. Esther en avait rencontré des gens sympathiques, mais tous avaient fuis. Les larmes lui montaient comme elles étaient montées pendant des années, chaque soir en rentrant dans le dortoir. Elle était déjà arrivée au square, mais ne s'en était pas rendue compte.

Ses ongles se plantèrent dans la paume de sa main, et elle n'eut la force de se retenir. Et si Jennalyn la voyait, là ? Qu'est-ce qu'elle en penserait ? Esther s'était tut pendant tout ce temps, elle n'avait rien dit de ce qu'il s'était passé à la maison Evans. Qui pourrait se douter un jour que l'auteur de l'incendie était en réalité un membre de la famille ? Personne. Et si ils venaient à le découvrir, Esther serait sans doute accusée de complicités. Et sa vie prendrai fin comme celle de ses parents s'était terminée. Madame Evans, n'ayant même pas eu le temps de s'approprier ce rang.

Sous ses yeux, se déroulait l'incendie. Elle assistait à la scène, impuissante. Le décor avait changé, les personnes environnantes aussi. Seule elle, et Jenna. Les flammes s'agrandissaient, rongeant autant d'espace qu'elles le pouvaient. Un premier hurlement sorti de la bouche d'Esther, avant qu'un autre enchaîne. es yeux rouges, les larmes inondant ses yeux et mouillant ses yeux tandis qu'elle se déchirait la gorge à hurler aussi fort, Esther cacha son visage et cligna de yeux plusieurs fois, essayant de revenir au temps d'aujourd'hui, en vain.
   


   © A-Lice | Never-Utopia

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MessageSujet: Re: Madness [Apolline & Esther]   Dim 10 Mai - 2:16


Madness

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Esther & Apolline


C'est finit, ce n'est plus la peine, arrête Apolline, ce n'est pas ta faute, tu n'y est pour rien, allez quitte la salle Apo. Les collègue de la jeune femme essaye de la calmer, mais sans succès, elle continue le mouvement, pour essayer de refaire partir le système cardiaque, en vain. Elle soupire quand un de ses collègues la prend dans ses bras pour l'éloigner « Apo c'est finit » La rousse se débat, elle n'aime pas ça et elle n'aime pas non plus comment il la prend, il lui fait mal et il lui fait peur, elle se débat encore et se dégage de cet emprise « Lâche moi je te dit ! » Elle le regarde d'un air noir avant se s'excuser, elle ne voulait pas lui parler comme ça. Il la regarde en hochant la tête, ce n'est pas grave. Apo vas dans le vestiaire et se change, elle gémit, elle n'aime pas ça, ils viennent d'échouer, ils ont perdus une vie, celle d'un enfant en plus, elle soupire, elle vas devoir l'annoncer elle même à la famille, c'est sûrement ça le plus dur. Elle retire ses gants et examine sa blouse, histoire d'être à peu près présentable. Elle soupire et prend une grande inspiration, elle ne veut pas y aller. Son collègue, celui sur qui elle vient de crier, il lui demande si elle vas bien. Apo le regarde et s'excuse encore une fois, c'est un des ses trucs, s'excuser, encore et encore, habitude gagner à cause de son père. Elle soupire alors qu'il essaye de la prendre contre lui pour la calmer, Apo soupire et se dégage doucement, elle n'est pas une gamine qui a besoin de réconfort, elle ne veut pas qu'il la touche. Elle le regarde encore avant de lui dire que ce n'est rien. Elle ferme son casier et le regarde encore alors qu'il se propose de parler à la famille. Apolline hoche la tête en le remerciant à voix basse. Elle retire sa blouse et rouvre son casier, elle enfile sa tenue dites civile, sa journée est finie, enfin. Elle sortie de l’hôpital, saluant ses collègues d'un petit geste. Elle est venue pied, pour changer, elle doit donc regagner sa maison de la même façon, ça ne la gène pas vraiment. Elle se rend dans le parc, elle se dirige en silence vers les jeux des enfants. Elle se laisse tomber sur une des balançoire. Elle regarde le sable, elle pense subitement à sa fille, sa Louise, sa princesse. Elle soupire, ce qu'elle lui manque, la petite lui manque tellement, elle ne la voit presque plus. Elle ferme les yeux, de nouveau elle repense à sa vie, enfin plutôt à celle de sa fille. Elle revoit cette nuit, quand il l'a ramené du poste après son dépôt de plainte, elle se souvient des coups, plus fort que jamais, il voulait lui faire payer, il avait frapper encore et encore, la laissant à moitié morte sur le sol. Elle frémit en repensant à ça et puis la suite. Ses mains se crispent sur les cordes de la balançoire. Elle se souvient du moment où elle s'est relevé alors qu'elle pensait que c'était finit, il l'avait attrapé et l'avait emmener dans son lit, elle avait sentit l'alcool, elle se souvient de tout le reste, des mains du père sur sa peau, de sa force pour la bloquer, l’empêcher de fuir. Apo soupire, elle veut tout oublier mais elle ne peut pas, c'est trop dur, ça vient et ça revient tout le temps, surtout que Julian a fait de même quand ils étaient ensemble. Elle écrase une larme, revoyant le visage de sa fille le jour de la naissance, c'était un miracle, qu'elle aille bien, car son père n'avait pas arrêter les coups pendant la grossesse loin de là. Elle se souvient aussi de quand elle à compris qu'elle était enceinte, la peur, la honte, elle se souvient du moment où elle à avouer, elle pense au regard de sa mère sur son père, cette dernière avait compris mais elle n'avait rien dit. Elle soupire, en y repensant encore, si ce jour là sa mère avait dit quelques choses alors leur vie aurait été différentes, à toute. Elle soupire encore. Elle vas se relever quand elle voit une autre silhouette, elle pensait être seule dans ce parc, elle s'est visiblement trompé, elle soupire et fixe le sol, elle n'a pas envie de parler, elle veut simplement être seule pour digérer sa journée. Elle essaye de se faire aussi invisible que possible, toujours sur sa balançoire.

© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Madness [Apolline & Esther]   Ven 19 Juin - 16:28

Esther faisait sa crise, et elle ne s'en sortirai probablement pas. Si quelqu'un passait, il la prendrait pour une dégénérée, aucun doutes. Mais elle ne s'en rendait pas compte, elle ne pouvait pas. Elle était devenue celle qu'elle redoutait, celle qu'elle n'avais jamais voulue être. Mais personne ne lui avait laissé le choix. Elle n'avait pas eu son mot à dire, de toute manières. Et maintenant, il était trop tard pour arranger cela. Les images défilaient sous ses yeux, sans qu'elle ne puisse les arrêter. Les images défilaient à une vitesse incroyable, peut-être même trop vite pour laisser le temps à Esther de se rendre bien compte. Elle qui avait cru l'espace de quelques années que tout était finit, qu'elle ne vivrait plus jamais ça, elle avait eu tord. Alors que un crie aiguë s'était échappé des lèvres de la rousse, elle essaya de se calmer, une dernière fois. Si seulement Jennalyn lui avait donné de la force, si seulement elle pouvait être là. Mais Esther ne pouvait pas prendre ses désirs pour des réalités, car il ne suffisait pas de souhaiter pour que l'on retrouve la personne rêvé proche de soi. Esther était devenue désespérée. Esther était devenue une personne si difficile à approcher, qu'elle se retrouvait seule. C'était un cercle vicieux, elle le savait. Esther ne savait plus quoi faire, elle n'avait d'ailleurs jamais su. Alors, elle s'était contentée de suivre naïvement les conseils que ses amis qu'elle pensait proche lui avaient donné.

Esther n'avait rien n'avoir avec toutes ces autres filles, ces femmes déjà pétillantes alors qu'elles étaient très jeunes.Ces femmes avec un teint parfait, de jolis cheveux, un joli visage et puis des vêtements à la mode. Non, Esther était simplement une femme, qui tentait de rester discrète sans pouvoir l'air. Une femme qui se tuait à essayer de réparer une des erreurs qu'avaient fait le monde : la laisser vivre. Une femme, qui tentait en vain de s'effacer de ce monde, d'effacer cette erreur fatale qui avait pu ruiner la vie de plusieurs personnes. C'était l'une des seules choses dont Esther était consciente, car sa naïveté l'empêchait d'ouvrir les yeux. Esther avait réussi à cesser ses cris, et revenait peu à peu à la réalité. Esther ne sentait plus, elle ne ressentait plus rien de ce qui ne se rapprochait pas à la douleur. Elle ne pouvait plus ressentir ce qu'était le bonheur, elle ne savait plus ce que cela signifiait. Esther, la belle rousse aux yeux noisette était condamnée à souffrir jusqu'a la fin de ses jours, condamnée à être malheureuse. Esther était bête, naïve, de penser que jamais ses souvenirs ne referaient surface, et pourtant elle continuait d'espérer. Mais au fond, Esther était juste blessée. Esther était juste une femme, une femme qui attendait qu'on lui tende la main, et qu'on la force à attraper cette main, elle avait juste besoin d'aide, cette fille là. Esther voulait seulement que quelqu'un la tire vers l'avant, que quelqu'un l'aide à devenir celle qu'elle devrait être, que quelqu'un l'aide, à tout.

Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres, alors qu'elle décida de s'asseoir. Lentement, la rousse reprenait ses esprits et se rendait compte que ce n'était que de simples souvenirs, qui certes faisaient souffrir, mais ce n'était rien de plus que cela. Elle avait du mal à y croire, elle ne voulait pas y croire. Elle était persuadée que demain tout recommencerait, elle était persuadée que ça n'allait pas durer. Un doux vent caressa son visage, et balaya ses longs cheveux roux qui avaient permis à la jeune femme de rester cachée. Elle soupira, et continua de pleurer silencieusement, comme elle avait l'habitude de le faire si souvent. C'était triste, pleurer touts les jours en devenait une habitude, et c'était réellement quelque chose de mauvais -autant que la femme qu'était devenue Esther-.

Elle essuya ses yeux, baissant la tête. [Ye continue plus tard]
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