Forum RPG. 1994. L'île est détruite mais la vie doit poursuivre son cours. Bartholomew Moor reprend l'île en main pour le meilleur ou pour le pire ?
 
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 comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens

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Sam Hamilton
MessageSujet: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Sam 30 Avr - 16:35

La seule idée folle qui me vient ce soir, c'est de faire le mur. Sans aucune raison, apparemment. Plus je réfléchis, plus je me sens perdue, autant par rapport a moi même que par rapport aux autres. Bjorn et Cal. Cal et Bjorn. Ces deux noms tournent dans ma tête a une vitesse vertigineuse et j'ai vraiment pas envie de passer la nuit les yeux ouverts en pendant a eux deux. C'est pour cette raison que j'enfile mes chaussures et une veste en silence, slalomant entre les lits du dortoir pour atteindre la porte. A tout les coups, mon petit orteil va me rappeler douloureusement son existence en percutant un pied de lit, mais contrairement a ce a quoi je m'attendais, il ne se passe rien jusqu'a la sortie. J'accélère dans les couloirs, frissonnant. J'avais pas prévu qu'il ferait si froid, alors dehors ? En journée il fait bien plus chaud et plus lourd. C'est sûrement la catastrophe a déréglé la météo de l'île. C'est pas des températures normales a cette période de l'année. Depuis que le passage secret a été bouché par la tempête, c'est devenu beaucoup plus difficile de sortir de l'orphelinat, mais avec les surveillants qui ont mille autres choses a penser depuis que leur nombre s'est vu réduit, je parviens sans difficulté jusqu'au hall d'entrée. J'essaie de pousser la lourde porte, mais elle est fermée, comme je m'y attendais. Je n'ai qu'a enfiler deux ou trois couloirs pour atteindre une salle de classe, une de celles qui n'est presque jamais fermée parce que personne n'y pense. J'y pénètre, la fenêtre est légèrement ouverte, et je souris presque. Ça veut juste dire que quelqu'un est déjà passé par la pour sortir, cette nuit, et que je n'ai qu'a passer par le même chemin en croisant les doigts pour que personne ne referme la fenêtre derrière moi. J'enjambe le rebord et je saute de l'autre côté, puis je m'approche du portail et commence a l'escalader, comme je l'ai fait tant de fois depuis que je suis ici. Je connais les techniques par cœur, ma maladresse s'est habituée a cette ascencion alors mon pied ne glisse pas et trouve tous les bons endroits pour grimper. Une fois de l'autre côté, un sentiment grisant de liberté s'insinue en moi et je m'éloigne de la forêt pour courir vers le village, en espérant que je pourrais rentrer sans encombre. Mais le but de ma petite sortie, justement, est d'oublier un peu ce qui m'arrivera quand j'y retournerais. De loin, j'observe le petit tas qu'est devenu le village, avec ses quelques maisons debout et ses ruines tout autour. Je soupire, oubliant le vent frais qui se perd dans mes cheveux et agite mes vêtements. Je pourrais m'asseoir ici et contempler le village durant des heures, tandis que la lune décrirait son éternelle courbe dans le ciel, poursuivie par les étoiles. Mais je n'ai pas le temps, il faut que j'y aille. J'accélère vers le village, puis une fois que j'y suis, je me rends compte a quel point tout n'est pas vraiment tombé. Il reste des pans de bâtiments entiers par ci et par la, mais énormément de gravats par terre, qui parfois comblent des routes entières. Je suis obligée d'emprunter des chemins différents, tracés par la nature et ses caprices. J'aime cette sensation de pouvoir faire ce que je veux, même si je fais attention a éviter les rires humains que j'entends parfois dans telle ou telle direction, ainsi que la lumière de leurs lampes. Mais ce n'est que lorsque je parviens dans une impasse, bloquée par une montagne de cailloux, que j'entends des pas derrière moi. Je frissonne en me demandant si cette personne me suit depuis le début, ou si elle vient seulement de s'inviter a ma petite soirée. Je me retourne lentement, les pieds et les lèvres gelés, et j'avise une large pierre au bord tranchant, sur le sol, que je ramasse sans geste brusque. Si c'est une personne malintentionnée, j'espère que j'aurais au moins la force de me défendre. La peur et l'appréhension s'insinuent en moi tel un venin, et un venin si pernicieux qu'il me coupe le souffle. « Qu'est-ce que tu veux ? » je lâche, la voix tremblante. J'ai beau me donner une attitude assurée, je reste morte de trouille. Et il est inévitable que mon interlocuteur va s'en rendre compte, si ce n'est pas déjà fait.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Mar 3 Mai - 21:29

J'erre dans les rues délabrées sans aucun but précis.
Mon souffle s'élève dans la nuit noire en gros volutes blancs, formant comme des nuages d'une pâleur saisissante dans toute cette obscurité.
Je ne m'attendais pas à ce que la nuit soit si froide, alors que la journée avait été si lourde, si chaude, de cette chaleur semblable à celle qui vient avant l'orage lors des jours de canicule.
Pourtant, aucun éclair n'avait déchiré le ciel, aucun grondement n'avait troublé le calme de la ville, et aucune goutte de pluie n'avait daigné rafraîchir l'atmosphère pesante qui avait saisi l'île.
Dans mon sillage, mes chaussures usées soulèvent une fine couche de poussière, arrivée ici en raison de tous les décombres et ruines qui périssent dans cette partie isolée.
Je lève les yeux, apercevant ainsi le croissant de lune étincelant qui se découpe maintenant nettement dans les ténèbres. Les volutes de mon haleine se mêlent à cette blancheur éclatante, et je ne peux retenir un sourire, bêtement charmée par cette vision pure et simple de la vie.
Je suis bien consciente qu'il me faudrait rentrer chez moi -ou, du moins, le trou à rat dans lequel je dors- vu l'heure tardive et les risques que je cours à flâner seule ici, mais je ne peux m'y résoudre.
J'aime ce semblant de liberté qui m'étreins quand je goûte au calme du soir, ce sentiment de ne rien devoir à personne, de simplement pouvoir prendre son temps, apprécier : profiter.
Bien qu'il n'y ait pas spécialement de choses à "apprécier" ou à "profiter" en ce lieu, les promenades nocturnes de ce style me permettent de faire le point, de réfléchir à ce que je n'ai pas eu le temps de faire la journée, faute de travail trop ardu.
Je pense à ma mère morte, au garçon que j'ai laissé derrière moi, à ma sœur dont j'ignorais l'existence et qui, peut être, m'attend quelque part.
À supposer qu'elle soit au courant de mon existence, évidemment -ce qui, étant donné le fait que je n'en ai moi même jamais rien su pendant les dix huit premières années de mon existence- serait fortement surprenant.
Alors que j'en suis encore à tourner et retourner mes incessantes pensées dans mon esprit éreinté mais néanmoins lucide, je me rends compte avec un petit sursaut que je suis arrivée dans une impasse, ce qui m'obligera à faire demi-tour pour revenir sur mes pas.
Je laisse échapper un léger soupir. C'est sûrement là une sorte de signe censé me pousser à rentrer chez moi et me dormir assez longtemps pour me voir en forme et capable de me lever dès l'aube le lendemain.
Ce n'est que lorsque je m'apprête à tourner les talons que j'avise la silhouette sombre, camouflée dans l'ombre des gravats, se découper indistinctement dans la faible lueur projetée par la lune.
Mon cœur rate un battement sous les agissement mêlés de la surprise et de l'inquiétude.
Un vagabond. Forcément.
Ou une vagabonde, si j'en crois les longs cheveux noirs qui cascadent sur les fines épaules de la jeune inconnue. Jeune inconnue qui, au vu du caillou imposant qu'elle tient dans ses mains frêles, ne semble pas déterminée à me laisser partir...
"Qu'est ce que tu veux ?"
Le ton est agressif, mais je remarque néanmoins un léger tremblement dans la voix, sous cette muraille pré-fabriqué d'agressivité feinte.
- Que tu lâches ça, pour commencer.
Je prononce ces mots sans broncher, les ponctuant d'un léger signe du menton en direction de la pierre que la jeune fille serre dans son poing.
Je ne me laisserai pas impressionner. Et, surtout, si l'on en vient à se battre, je ne me laisserai pas faire. Hors de question.
Instinctivement, je sens mes doigts rougis de froid se serrer autour du couteau caché dans ma ceinture sous les renflements de mon large sweat-shirt.
Celui là même qui ne me quitte jamais, justement dans le cas où des situations telles que celles-ci se présenteraient à moi...

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Dim 15 Mai - 19:39

Mon souffle fait un peu de fumée dans l'air glacial de la nuit, et j'essaie de pas me distraire, de me concentrer sur la silhouette qui se tient a quelques pas a peine. Je guette. Je guette le moindre mouvement, le moindre pas qui m'indiquerait qu'elle s'apprête a fondre sur moi. J'arrive pas a déterminer si c'est un garçon ou une fille, mais il faut pas que je me laisse aller a la peur. Pour une fois, Sam. Pour une fois sois courageuse. Mais lorsque sa voix, une voix féminine, retentit dans l'air, ma volonté se brise, et ma main se détend pour lâcher la pierre, sans le faire totalement. J'attends qu'elle tombe, que j'entende le léger bruit quand elle aura touché le sol, mais je me rends compte que ma main est trop crispée dessus pour le faire. Alors je ressers mes doigts, non je ne lâcherais pas ce caillou, je ne serais pas a mains nues s'il faut se battre. L'adrénaline me fouette et m'empêche de reculer ou de partir en courant. Oui, tiens cette pierre, et bats toi s'il le faut. Si Callum avait été la, tout aurait été si facile. Je me serais cachée derrière son dos, je l'aurais laissé parler et peut être qu'on aurait pu partir sans une seule égratignure. Mais non, il faut toujours que je cherche les emmerdes, et que je les trouve. C'est a cette pensée que je recule légèrement pour commencer a fouiller dans mes poches, mes résolutions vacillantes comme jamais, la pierre toujours dans la main mais les gestes désinvoltes comme pour montrer que de toute manière je suis inoffensive. « Ecoute, on peut s'arranger, on est pas obligé de se cracher dessus, euh... tu veux a manger ? Attends, je vais trouver un truc... » Je fouille dans mes poches, mais elles sont vides, en dehors de quelques pièces, une somme beaucoup trop ridicule pour la lui donner sérieusement. « Euh, je... je suis désolée, j'ai rien, je pensais avoir quelque chose a te donner, mais... écoute laisse moi tranquille, je veux juste rentrer a l'orphelinat.. » J'ai perdu en quelques secondes toute ma crédibilité, et ma fierté avec ça. Je soupire en m'insultant moi même dans ma tête, quelle conne, s'armer d'une pierre avant de décréter qu'on peut trouver un arrangement. Je me mords la lèvre, j'espère qu'annoncer que je suis une des orphelines va la faire réagir, qu'elle va me sourire et me dire de filer, en espérant que ça soit une âme charitable, une de celles qui nous laisse voler parfois dans les réserves des camps pour trouver a manger.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Jeu 19 Mai - 20:37

Je suis plus rassurée quand je constate -vu sa posture mal assurée et son expression craintive- que la fille qui me fait face est visiblement aussi apeurée que moi. Voire beaucoup plus.
"Ecoute, on peut s'arranger, on est pas obligées de se cracher dessus, euh... tu veux à manger ? Attends, je vais trouver un truc..."
La pierre qu'elle continue de serrer au creux de sa main me paraît soudainement moins agressive que tout à l'heure -même si je remarque que l'inconnue fait en sorte de la laisser visible afin que je la remarque, et sache ainsi qu'elle ne reste pas sans défense. Légèrement amusée, je ne peux m'empêcher de demander comment elle réagirait si je sortais le couteau des replis de mon large sweat-shirt.
Mais, pour l'instant, l'heure n'est pas à la provocation. Aussi, je me contente de garder mes mains dans mes poches, l'air désinvolte, le poing néanmoins serré sur le manche de mon canif, prête à le dégainer en cas de nécessité.
- Tu as raison, on est pas obligées de se cracher dessus. Mais je n'ai pas besoin de ta bouffe pour m'en dissuader, ne t'inquiète pas pour ça.
Mes mots -quoique chargés d'ironie- restent parfaitement mesurés, seulement un brin malicieux. Je suis à présent certaine de posséder le monopole de la situation, et cette sensation n'est pas pour me déplaire.
Bien que je n'en demeure pas moins méfiante : la situation peut encore basculer comme un vent d'hiver peut tourner, et la gamine qui me dévisage de son regard suppliant n'est peut être qu'une excellente comédienne avant d'être une adolescente un peu paumée.
Et si la vie m'a bien appris une chose, c'est qu'il ne faut jamais sous estimer ses adversaires.
"Euh, je... je suis désolée, j'ai rien, je pensais avoir quelque chose a te donner, mais... écoute laisse moi tranquille, je veux juste rentrer a l'orphelinat..."
- L'orphelinat ?!
Je n'ai pu retenir l'exclamation de surprise qui s'échappe de mes lèvres gercées par le froid environnant.
Mes yeux gris-vert brillants dans le noir blanchâtre de la nuit, je m'approche d'elle à grands pas, pressante, ce qui a pour effet de la faire se plaquer contre les gravats de pierre, l'air terrifié, sa pierre bien en évidence.
Je prends soudainement conscience de l'image inquiétante que je dois renvoyer à cette pauvre fille : l'air émacié, les joues sales et rougies, les cheveux emmêlés et le regard fou. Rien de très rassurant en somme...
Légèrement gênée par ma propre précipitation, je recule de quelques pas en levant les mains -en prenant bien soin de ne pas embarquer mon couteau au passage-, et me plante à une distance respectable de "l'orpheline".
- Ecoute, je suis désolée... Mais il faut que je sache. Si tu es à l'orphelinat est ce que... Est ce que tu connais une Sam ? Hamilton ? Sam Hamilton, est ce que tu sais qui c'est ?
C'est désormais à mon tour de m'emmêler, de perdre mes mots. Mais il faut absolument que je sache.
Cette fille est peut être la clé qui me conduira à ma sœur après tout le temps que j'aurais passé à chercher en parcourant de fond en comble les villes de la Nouvelle Zélande, dans le but précis de retrouver sa trace.
Et ne l'apercevoir ne serait-ce qu'un instant pour savoir si, oui ou non, elle est encore en vie et en sécurité.

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Ven 20 Mai - 22:34

C'est officiel, je dois être l'une des filles les plus lâches et les plus soumises de cette île. Même si le fait que je n'ai pas lâché la pierre prouve qu'il existe peut être une fibre de courage en moi, je n'en demeure pas moins complètement morte de trouille. J'aimerais qu'a cet instant un coup de vent me balaie et me fasse disparaître de la surface de cette planète. Je grince des dents lorsque la femme m'assure qu'elle ne veut pas a manger ; pourtant j'étais sure que j'aurais quelque chose dans les poches a lui donner. Je m'en veux un peu de ne pas avoir été plus prévoyante ; par les temps qui courent, un poignard ou autre arme blanche aurait été plutôt appropriée a la situation. Malheureusement il ne faut pas trop m'en demander, alors je compte sur mon air naïf et complètement inoffensif pour jouer en ma faveur et me sortie de la. Mais c'est lorsque je parle de l'orphelinat que je me mets a hésiter de nouveau, oscillant entre la fierté d'avoir attiré son attention sur autre chose, mais sans savoir si c'est une réaction positive ou négative. Elle semble surtout pleine d'espoir en cet instant, comme si je cachais quelque chose derrière moi qui lui donnait envie, et je sais pas si elle s'en rend compte mais elle avance très vite vers moi, alors je m'empresse de reculer contre l'amas de caillou, prête a me défendre mais, certaine, dans ma tête, que je ferais jamais de mal a personne et encore moins avec cette pierre. Sur cette île, je suis la fille qui peut pas tuer. La fille qui pourra jamais blesser ou donner la mort parce que je le vivrais trop mal, parce que je suis trop douillette. Voila, c'est dit. Je suis pas assez sauvage pour ça. Mais la femme semble pas vouloir me frapper ou me voler, elle recule même en levant les mains pour montrer qu'elle a pas vraiment fait exprès ; elle a juste les yeux écarquillés et c'est a son tour d'être perdue, d'hésiter, puis de prendre la parole d'un ton, comme je l'ai remarqué plus tôt, plein d'espoir et d'attente. C'est alors qu'elle prononce mon nom, et ça me fait tout drôle, tellement drôle que je me glace et me fige aussitôt. Je n'ose pas parler pendant de longues secondes, je cherche un point sur lequel accrocher mon regard mais je ne trouve rien, il faut que je me ressaisisse. Juste avant que mon instinct ne me pousse a répondre aussitôt « C'est moi », je décide de réfléchir avant, pour éviter de dire des conneries, ce qui m'arrive bien trop souvent. Je cherche mon souffle, fronce les sourcils pour gagner du temps, et dans ma tête pleins de questions tournent et retournent, du style « mais qu'est-ce qu'elle me veut ? » « Pourquoi elle me cherche ? » et ça devient assez vite évident qu'elle ne connait pas le visage de celle qu'elle cherche (moi, du coup), et ça me paraît complètement tordu qu'une inconnue ait quelque chose a voir avec moi, et même qu'elle connaisse mon nom. Et puis qu'elle veuille me trouver a tout prix. Parce que oui ce que je vois dans ses yeux c'est plus qu'un désir de savoir ou est sa fille Hamilton (moi, haha), c'est presque de la joie, un plaisir si intense que j'ai envie de lui dire qu'elle est en face de celle qu'elle recherche. Mais on est jamais trop prudent, c'est peut être un piège, peut être qu'elle veut me tuer même si je sais pas pourquoi – et je veux même pas savoir –, j'ai rien fait moi ; je décide d'être intelligente, pour cette fois, et de la regarder droit dans les yeux en débitant ce gros mensonge : « Ouais, peut-être bien que je sais qui c'est. » Et pour une fois même moi j'y crois, même moi je suis pas Sam en ce moment même et je vais faire comme si je la connaissais, que c'était une camarade de classe et que je pouvais a tout moment l'y amener. « Mais en attendant je veux être sure que vous allez me faire aucun mal, que vous êtes seule dans cette ruelle (je jette un coup d’œil par dessus son épaule) et que vous allez pas attirer des emmerdes sur la fille que vous cherchez. » Voila encore que j'en ai trop dit, tant pis. Mais j'essaie de ne rien laisser paraître de mon mensonge, et la femme elle a l'air d'y croire, alors je me laisse même aller a un petit sourire encourageant, histoire de dire que non, Sam Hamilton n'est pas juste sous ses yeux.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Jeu 26 Mai - 21:06

Je m'efforce de me calmer, de me contenir.  Visiblement, ma réaction n'a fait que décupler la méfiance de cette jeune fille à mon égard -du moins, c'est ce que laisse penser la façon presque désespérée avec laquelle celle-ci s'est plaquée dos à l'éboulement de pierres qui constituaient sûrement un immeuble autrefois.
J'en profite pour la détailler plus attentivement, scrutant ses traits de mes yeux verts, essayant d'adopter un air moins pressant, plus doux. Un air qui, j'espère, renforcera le peu de confiance qu'elle éprouve à mon encontre...
Ses longs cheveux noirs cascadent en boucles désordonnées sur ses épaules graciles, leur teinte de jais tranchant sur le blanc de sa peau. Ses lèvres sont roses, charnues, son nez droit et fin, ses yeux brillants dans l'obscurité de la nuit. Mais le plus saisissant sur son visage, c'est l'expression qui se dégage de ses traits. Une expression nerveuse, farouche -presque sauvage. La même que celle que pourrait afficher un félin se sentant menacé. La même que j'abordais moi-même, à son âge.
Sans que je sache exactement pourquoi, ce constat m'arrache un brusque accès d'affection et de sympathie pour cette inconnue. Une sorte d'instinct de protection primaire, mais tendre. Presque maternel.
Je m'efforce de secouer la tête, légèrement, brisant ainsi le lien qui semblait s'être tissé entre l'orpheline et moi. Enfin, "lien", cela reste un bien grand mot pour décrire un simple élan de compassion.
"Ouais, peut-être bien que je sais qui c'est."
J'entrouvre les lèvres, m'apprêtant à poser une série de questions précipitées, voire de supplications, s'il faut en arriver là. Mais la jeune fille ne m'en laisse pas le temps.
"Mais en attendant je veux être sûre que vous allez me faire aucun mal, que vous êtes seule dans cette ruelle et que vous allez pas attirer des emmerdes sur la fille que vous cherchez."
Je ne peux retenir le léger sourire amusé qui s'étire sur mes lèvres à la mention de ses paroles, et du regard toujours méfiant qu'elle balaye vers la ruelle.
Décidément, cette fille me fait vraiment penser à une espèce d'animal traqué.
- Très bien, je te jure de ne te faire aucun mal. Tiens, en guise de ma bonne foi... Je plonge ma main dans la poche de mon large sweat, en sors mon couteau, que je lance aux pieds de l'inconnue, avant de me reculer encore un peu et de lever les mains en l'air. Tu vois, je suis désarmée maintenant. Et oui, je suis seule. Si quelqu'un m'accompagnait, il ne m'aurait pas laissé sans compagnie avec une personne louche comme toi. J'essaye d'adopter un ton malicieux, de sorte à ce qu'elle comprenne bien que je ne suis pas une ennemie pour elle. Ou à ce que je lui paraisse simplement plus sympathique... Quant à Sam... Je ne veux pas lui apporter des ennuis. Au contraire, je dois la protéger. Je marque une pause. Ecoute, je sais que tu vas avoir du mal à me croire, mais si tu la connais, il faut que tu me conduises à elle. C'est ma sœur, tu comprends ? Ma petite sœur. C'est la dernière famille qu'il me reste, et je dois veiller sur elle. Je plante mon regard dans le sien, une étincelle presque désespérée luisant dans mes prunelles gris-vert. Je t'en supplie tu dois me croire, c'est important...
Je marque une nouvelle pause, ferme les paupières, et inspire profondément, tâchant d'ôter toute trace de supplication de ma voix. Je rouvre les yeux.
- Et si on commençait plutôt par le commencement ? Je m'appelle Fiona. Fiona Griffin. Et toi, comment tu t'appelles ?
Il y a certainement mieux comme manière d'engager une conversation, mais c'est la seule que j'ai trouvé. Je fixe donc la jeune fille qui me fait face, attendant, le cœur gonflé d'espoir, qu'elle daigne accorder une réponse aux interrogations qui me taraudent depuis si longtemps...

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Mer 1 Juin - 16:10

Je regarde la jeune femme, toujours aussi méfiante et un millier de questions se bousculant dans ma tête. Qui est-elle, que me veut-elle ? Pourquoi a-t-elle l'air si pressée de rencontrer Sam, de me rencontrer ? Répondant a ma demande, elle jette un poignard qui se trouvait dans sa poche afin de me prouver sa bonne foi. Je frissonne en me rendant compte a quoi j'allais m'opposer si j'attaquais la femme avec mon caillou ridicule. Ses paroles me rassurent, mais je reste toujours aussi nerveuse, regardant autour de moi avec précaution. On n'est jamais sur de rien, et rien ne me prouve que la brune est digne de confiance. Je ne réponds pas et je finis par la regarder dans les yeux, sans doute encore effrayée, mais un peu écartée du mur. Je l'écoute parler, jusqu'a ce qu'elle évoque l'idée de me protéger. Enfin, protéger Sam. Je m'apprête à me braquer et a lui demander qui elle est vraiment quand elle reprend, et alors les mots me font l'effet d'une claque, et je ne veux pas y croire, je comprends même pas de quoi elle parle, sa sœur ? Impossible, je suis l'aînée de la famille, elle ment, elle raconte n'importe quoi et je n'ose pas ouvrir la bouche pour lui crier de partir parce que je suis clouée sur place, et je commence a la regarder un peu plus, il fait très sombre mais elle pourrait me ressembler, elle pourrait être ma sœur... Je secoue ma tête, baissant les yeux. Non, elle n'est pas ma sœur. Et je m'apprête à lui décliner ma véritable identité lorsqu'elle me supplie de la croire, et je doute a nouveau, parce qu'elle paraît tellement sincère, tellement sûre d'elle que ce serait contre nature de ne pas la croire. Je retiens mon souffle, sans pouvoir décrocher les yeux de son visage, et elle finit par retrouver son calme. Et je n'ai toujours rien dit, j'attends le bon moment, et alors elle se présente. Fiona Griffin. J'ai beau aimer ce nom, je suis persuadée qu'elle n'est pas ma sœur, ce n'est pas possible, mes parents ne m'auraient jamais caché quelque chose d'aussi gros. Et si c'est le cas je le nierais jusqu'a avoir de solides preuves. Mais quelle idée, ma sœur. Je finis par prendre la parole, toujours bouleversée et encore plus de questions en tête. « C'est moi, Sam. Et tu n'es qu'une menteuse, tu n'es pas ma sœur. » J'essaie de prendre une voix assurée pour la contredire, mais je doute tellement au fond de moi que mon hésitation doit se voir, et son annonce était tellement soudaine que même maintenant j'ai encore du mal a y penser clairement.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Mar 7 Juin - 21:07

Elle secoue la tête, simplement.
Pourtant, ce simple geste me semble empreint d'une telle signification que je sens mon espoir fondre comme neige au soleil... Elle ne me croit pas. C'est évident. Au fond, comment pourrais-je l'en blâmer ? Peut être ne cherche-t-elle qu'à "protéger" Sam. Peut être sont-elles amies. Seulement, entre elle et moi, je doute fort qu'elle soit la plus adepte de nous deux à tenir ce rôle.
A-t-elle seulement risqué le tiers des épreuves que j'ai pu endurer pour retrouver ma sœur ? A-t-elle seulement la moindre idée de tous les sacrifices que j'ai du faire pour ne parvenir qu'à récolter de maigres informations -sans aucune preuve réellement concrète de sa survie- en l'espace de plus d'un an ?
Non, elle n'en a aucune.
Et personne ne saura probablement jamais rien de l'étendue des efforts que j'ai fourni pour retrouver sa trace. De l'étendue de l'importance que j'accorde à cette fille sans même que je ne l'aie déjà vue.
Désespérée, je me laisse tomber contre les ruines proches, soudainement lasse et épuisée.
Cette fille est peut être la clé qui m'aurait permis de retrouver la dernière membre de ma famille... Et maintenant quoi ? Je me retrouve à nouveau à errer, à me battre pour tenter vainement de mettre la main sur le fantôme d'une vieille histoire -de mon histoire sans aucun résultat tangible.
Si ce n'est la nostalgie, l'abattement, la peur.
"C'est moi, Sam. Et tu n'es qu'une menteuse, tu n'es pas ma sœur."
Je relève la tête si brusquement que j'aurai pu me dévisser le cou. Ces mots me font l'effet d'un coup en plein ventre, et me laissent pantelante, le souffle coupé.
- Qu'est ce que tu dis ?
Je ne m'entends même pas prononcer cette phrase. Ma tête est vide, mes oreilles bourdonnent, se repassent en boucle ce que vient de dire cette fille.
Sam.
Sans aucune trace de pudeur, je dévisage l'inconnue qui me fait face dans ses moindres détails, et sens mon cœur s'écarteler au fur et à mesure de ma contemplation, d'une émotion que je ne saurai identifier.
Mais aucun doute n'est possible, maintenant. Cela paraît même tellement évident que je peine à savoir comment je n'ai pu m'en rendre compte auparavant.
Elle et moi avons cette même expression sauvage, farouche -un brin méfiante- qui, selon ma mère, me faisait tellement ressembler à mon père.
Notre père.
Sam.
- C'est toi... Mon Dieu, Sam, c'est vraiment toi...
Je me décolle des gravats et titube légèrement vers elle, tendant la main dans sa direction mais n'osant pas vraiment la toucher, presque de peur qu'elle ne soit un mirage et ne disparaisse au moindre mouvement.
- Je sais... Je sais que tu n'étais pas au courant. Que tu ne savais rien de mon existence -et moi non plus avant la mort de ma Mère mais je te jure... C'est vrai. Nous avons le même père, même si je ne l'ai jamais connu, si je ne te connaissais pas... Je peux tout t'expliquer, mais je te jure -je te jure sur tout ce qui m'est cher- que tu es ma sœur, ma petite sœur, je suis ta sœur -enfin ta demie sœur, mais quelle importance ?
Je laisse échapper un petit rire hystérique, qui se bloque dans ma gorge et se mue en une espèce de sanglot étranglé.
Après tout ce temps... Tout ce temps...
- Je t'ai enfin retrouvé...

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Jeu 9 Juin - 20:13

Plus je la regarde, plus j'arrive a admettre le fait qu'elle puisse être ma sœur. Mais alors, comment serait-ce seulement possible ? Que m'ont caché mes parents durant toutes ces années ? Est-ce que l'un des deux a été infidèle ? J'ai du mal a me rendre compte de ce qu'il m'arrive, c'est si soudain. Le hasard a complètement pété les plombs et m'a fait rencontrer cette Fiona, sortie de nul part, qui essaie de me faire croire a notre parenté... Je la regarde tandis que ses yeux s'agrandissent et qu'elle ne respire même plus. Si elle ment, alors c'est une bonne comédienne, car elle a l'air tellement heureuse et soulagée de me voir, qu'il est difficile maintenant de nier ses propos. Elle ne me connait pas et elle semble déjà porter tous ses espoirs en moi, persuadée que je vais l'accepter dans ma vie sans me poser de questions. Pour ça, elle se trompe. Il ne suffit pas qu'on soit sœurs tout a coup pour que je veuille être proche d'elle. Elle aurait peut-être du rester chez elle et ne jamais chercher a savoir qui je suis... Je l'écoute parler, elle parle beaucoup, la main tendue vers moi et tremblante comme une feuille, et la, a l'ombre du mur de gravats, je me dis que c'est peut être une illuminée complètement mythomane, qui fait une crise juste en face de moi au mauvais moment. Mais son visage ressemble tellement au mien que le doute n'est presque plus permis dans cette situation. Ça me paraît tellement évident, dans mon subconscient... En revanche, j'ai presque envie de la frapper lorsqu'elle me dit que mon père a trompé ma mère et a eu une fille bien avant moi. Mon père n'est pas comme ça... Je l'ai toujours vu comme une personne droite et honnête, comment a-t-il pu faire une chose pareille a ma mère ? Elle ne devait pas être au courant, parce que je suis certaine qu'elle l'aurait quitté immédiatement. Mais cette révélation sur mon père change toute la donne, parce que en un sens, c'est plutôt logique, même si c'est cruel. Je retiens mon souffle, des centaines de questions se pressent encore sous mon crâne et il me brule de les poser ; seulement voila, elle n'arrête pas de parler, de répéter que je suis sa sœur, sa demi sœur, et je me demande comment elle peut tant m'aimer sans me connaitre. Au moment ou je crois qu'elle a fini de parler, elle dit qu'elle m'a enfin retrouvé, et je lis dans ses yeux qu'elle a du en baver pour me voir enfin, qu'elle a du me chercher a des endroits dont je ne me doute même pas, et je sais alors, je sens qu'elle dit la vérité. C'est comme si un lien inextricable et invisible nous liait en cet instant, ou je la fixe en silence et ou je sais, et ou elle sait que je sais, et ou on est juste deux sœurs – demi sœurs – complètement paumées en face l'une de l'autre pour la première fois de leur vie. Je finis par lui répondre enfin, d'une petite voix tremblante : « Pourquoi tu es venue me chercher ? Je pense pas que tu avais besoin de moi, je suis a l'orphelinat, je suis pas majeure, et j'ai d'autres frères et sœurs. Alors pourquoi moi ? Pourquoi tu as l'air si.. soulagée de me voir ? Simplement, pourquoi ? » Et dans ma tête, je connais déjà la réponse, finalement. Parce que quand il ne vous reste qu'un petit bout de famille quelque part, on veut a tout prix le retrouver, on veut s'en rapprocher, se sentir moins seul, parce qu'au final il n'y a que la famille sur qui on peut compter. Tout en observant son visage, ses cheveux, le reste de son corps, je découvre comme une inconnue proche de moi, de façon inexplicable, une alchimie que personne a l'extérieur ne pourrait comprendre ni même concevoir. « J'ai vraiment du mal a accepter que mon père ait pu tromper ma mère, mais je suis désolée de ne pas avoir cru a tes propos. Ça me paraît un peu évident maintenant, mais avant que.. que tu surgisses comme ça dans ma vie, j'ai besoin de réfléchir a tout ça... » Je me prends la tête dans les mains, et je ferme les yeux, juste quelques secondes, prise soudain par la peur stupide de voir Fiona disparaître. Et je me rends compte, la aussi, que moi aussi je suis seule au monde sur cette île. Et que cette sœur venue me chercher, c'est un bout de ma famille.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Jeu 14 Juil - 18:03

Il suffit que je la regarde pour que je comprenne que cette fille est ma sœur.
Son air farouche, ses yeux perçants, ses boucles désordonnées autour de son visage aux traits fins sont tout ce qui la fait ressembler autant à moi. À commencer par cette expression sauvage qui, d'après ma mère, lui rappelait tellement la manière d'être de mon père, alors qu'ils étaient tous les deux encore jeunes et amoureux.
Mais cette relation appartient au passé. Mon père nous a abandonnées. Il nous a laissées, ma mère et moi, alors que je n'étais encore qu'un misérable embryon, pour aller avec une autre femme, pour avoir une autre fille, une autre famille. Une fille qu'il a élevé, qu'il a aimé, une famille qu'il a fondé, qu'il a chéri.
Contrairement à moi.
L'injustice de ce constat me fait serrer la mâchoire, mais je sens en même temps mes yeux s'embuer de larmes. De bonheur, de soulagement.
Cette histoire appartient au passé, et Sam représente l'avenir. Mon avenir.
Il est tout bonnement hors de question que je m'abaisse à lui faire payer le prix des erreurs qui ne sont pas les siennes.
"Pourquoi tu es venue me chercher ? Je pense pas que tu avais besoin de moi, je suis a l'orphelinat, je suis pas majeure, et j'ai d'autres frères et sœurs. Alors pourquoi moi ? Pourquoi tu as l'air si... soulagée de me voir ? Simplement, pourquoi ?"
Je ne peux retenir un petit rire hystérique en l'entendant me demander ça, une interrogation si simple, si légitime et pourtant si évidente. Et, alors que je ris, je sens les larmes perler à mes paupières, et rouler le long de mes joues, ce qui m'arrache un geste presque brutal alors que je les essuie.
Je ne veux pas que Sam me prenne pour quelqu'un de faible. Et encore moins pour une folle. Même si il se pourrait bien que ce soit ce que le bonheur de cet instant ait fait de moi...
- Pourquoi ? Mais parce que tu es ma sœur. Tu es ma seule famille. Qu'importe les autres, qu'importe toute cette merde autour de nous, tu es ma petite sœur, et j'aurais toujours besoin de toi pour m'en sortir. J'ai besoin de toi pour m'en sortir. Tu es tout ce qu'il me reste, j'ai tout perdu et toi, tu es là... J'ai traversé tout le pays, j'ai fait face à la mort, j'ai tout plaqué pour toi Sam. Voilà pourquoi.
Je secoue doucement la tête, ouvrant la bouche en quête de mots plus forts, plus doux aussi, peut être. Mais je n'en trouve pas. Que pourrais-je dire de plus, de toute façon ?
"J'ai vraiment du mal à accepter que mon père ait pu tromper ma mère, mais je suis désolée de ne pas avoir cru à tes propos. Ça me paraît un peu évident maintenant, mais avant que... que tu surgisses comme ça dans ma vie, j'ai besoin de réfléchir a tout ça..."
Une vague de ressentiment m'emplit à l'écoute des paroles de Sam, et l'amertume s'infiltre dans ma bouche, jusqu'à se répandre sur ma langue.
- Oh, ne te fais pas de soucis sur l'intégrité de papa envers ta famille. C'est la mienne qu'il a quitté. C'est ma mère qu'il a abandonné pour la tienne.
L'injustice de mes mots me frappent à l'instant même où je les prononce.
Ta famille.
Sauf que nous sommes de la même famille. Et que c'est justement grâce à ce père que je dois de partager mon sang avec Sam.
En voyant cette dernière se prendre la tête entre les mains, perdue et déboussolée, je ne peux m'empêcher de sentir mon cœur se serrer de tristesse.
- Je comprends que tu aies besoin de temps... Et je vais te laisser le temps qu'il te faut. Tu dois avoir besoin de prendre du recul. Mais, Sam...
Je marque une pause, me mords la lèvre, et m'approche lentement d'elle, avant d'ôter le plus délicatement possible ses mains de son visage, et de poser tendrement une paume sur sa joue pour forcer ses yeux sombres à se plonger dans les miens.
- Je serai toujours là pour toi. Et je suis prête à affronter le monde entier encore une fois pour que tu sois en sécurité.
C'est une promesse. Au milieu de cette nuit noire, mes yeux gris-vert plongés dans ses iris noirs, je lui fais la promesse de ne plus jamais la laisser seule. Et c'est une promesse que je suis déterminée à tenir.

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Jeu 21 Juil - 13:03

C'est en parlant de mes frères et sœurs qu'ils me reviennent un peu en mémoire. Je n'ai jamais été proche d'eux, mais ils me manquent énormément. J'ignore complètement dans quel orphelinat ils ont été placés, et je me dis que si j'avais appris leur existence, même bien plus tard, j'aurais sans doute tout fait pour les retrouver. Je regarde donc ma prétendue sœur avec un peu plus de compréhension, allant même jusqu'a esquisser un petit sourire. Elle rit en entendant mes questions, qui sont pourtant légitimes, et je me vexe un peu de son hilarité. Je parais très sérieuse, pourtant, non ? En me renfrognant, je me rends compte a quel point son rire me ressemble, sa façon qu'elle a de se tenir... Nous n'avons pas grandi ensemble, mais il y a certaines choses qui doivent être héréditaires. Comme l'air triste qu'elle arbore en me disant ces mots... Ça me fait un peu mal, mais je suis vraiment touchée, et j'y crois presque un instant. J'ai envie que ça soit si simple, qu'elle soit ma sœur, ma seule famille sur cette ile, et qu'on vive heureuses ensemble. Peut être qu'elle pourra me sortir de l'orphelinat, mais Callum me manquerait trop... J'hésite encore a la croire complètement, peut être parce que ça me paraît trop soudain, trop hasardeux pour tout a coup décider qu'on doit être proches, ou même sœurs. Je me force a la considérer comme une inconnue, parce que je ne suis pas sure, malgré tout ce qui me pousse a la voir comme un membre de ma famille. Elle parle alors de mon père.. Notre père ? Elle l'appelle papa, et cela me rappelle a quel point cela fait longtemps que je n'ai pas pensé a lui. A ma mère, aussi. J'ai l'impression que la dernière personne a avoir dit « papa » étaient mes frères et sœurs, et c'était il y a une éternité, je revois leurs visages tristes, lorsque nous avons été séparés... Ils me manquent tellement. Mes parents aussi. Et j'imagine que cela doit être le cas avec Fiona, quoique moins pour mon père. Elle a du le connaitre un peu avant l'accident de voiture. Pourtant, ça me fait mal de savoir qu'il a quitté sa mère a elle, pour ma mère a moi. Je me sens vraiment coupable, en fait. C'est pour ça qu'elle ne l'a pas connu enfant ? C'est parce qu'il nous a eu nous ? Je baisse la tête, culpabilisant surement beaucoup trop pour cette situation. Mais elle ne semble pas m'en vouloir, et je l'en remercie pour ça, car elle me regarde alors droit dans les yeux, posant sa main sur mon visage, et me dit qu'elle sera toujours la pour moi. Je la sens tellement sincère que je me mets a pleurer, bien malgré moi. Elle me fait penser a mon père, elle me fait penser a mes frères et sœurs et a combien ils me manquent. « Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas vu ma famille... Que mes parents sont morts... » Et si longtemps que je n'ai pas enlacé l'un deux.. Inconsciemment, je passe alors mes deux bras autour de Fiona et je la serre fort contre moi, comme si c'était ma mère, mon père, mon frère, ou.. ma grande sœur. Elle pourrait l'être, finalement. Ma sœur.

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Fiona Griffin
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Lun 25 Juil - 21:25

C'est alors qu'elle se met à pleurer.
De grosses larmes coulent le long de ses joues, les sanglots noient sa voix et lui agitent les épaules. Elle arrive à peine à parler.
"Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas vu ma famille... Que mes parents sont morts..."
Alors que je sens l'humidité gagner ma main, rouler sur mes doigts, je commence à retirer ma paume, pour finalement lui caresser la peau et tenter de calmer ses pleurs, son chagrin.  
- Chut... Chut... Ça va aller. Ça ira.
Je ne sais pas que dire. La voir dans cet état me noue la gorge, et rend mon ton plus rauque, plus grave. Sa tristesse na pas grand chose de comparable au bonheur qui m'a fait pleuré moi aussi, tout à l'heure, et je ne trouve pas les mots pour la consoler. À ma décharge, je n'ai jamais vraiment été douée, pour consoler. Surtout les gens que j'aime. Et les gens que ne connais pas assez.
Et, alors que je suis encore occupée à tenter vainement de la réconforter, je sens ses bras se serrer autour de mon cou et m'attirer à elle. La surprise me fait me raidir instinctivement, et je me retrouve paralysée, les bras légèrement écartée, comme si je n'osais pas la toucher de peur qu'elle se brise.
Mais, enfin, après de longues secondes, je commence à reprendre le contrôle de mon corps, et enserre à mon tour ma sœur dans mes bras. Fort.
Elle enfouit son visage dans mon épaule, et continue de pleurer, tandis que je lui caresse doucement le dos, les cheveux, la berçant contre moi et lui murmurant des paroles que j'espère apaisantes, comme le faisait ma mère alors que j'étais encore une enfant.
Penser à elle me fait également penser à papa. Et je me prends à imaginer une vie ou nous aurions vécu ensemble, ou j'aurai vu naître Sam et été là pour l'aider à grandir. Au lieu de quoi, nous nous retrouvons aujourd'hui, seule dans cette rue, serrée l'une contre l'autre comme deux morceaux d'un fil cassé trop tôt que l'on essaierai de raccommoder. De souder.
Je mets un moment à me rendre compte que, moi aussi je pleure.
Je pleure pour ma mère, pour mon père, pour la famille que j'aurai pu avoir, pour ma sœur.
Je pleure pour Ethan, pour tout ce que j'ai perdu, tout ce que j'ai enduré, tout ce que j'ai gagné, et tout ce que j'ai encore à vivre.
Je pleure de joie, de tristesse, d'espoir, de désespoir, d'allégresse et de peur.
Une peur qui me ronge, me contracte l'estomac, et me fait trembler comme une feuille. Et si, finalement, je n'étais pas digne de Sam ? Et si, finalement, je n'étais pas assez forte pour prendre soin d'elle, pour lui offrir un avenir digne d'elle ?
- Ma mère est morte aussi, Sam. Mais toi et moi, toi et moi nous sommes une famille. Et nous serons toujours ensemble. Les autres aussi sont avec nous. Ils sont dans tout ce que nous sommes aujourd'hui, et ils font partie de ce que tu seras plus tard. Ils seront toujours avec nous.
Je bégaie ces mots sans trop y croire moi même. Et pourtant, j'aimerai tellement... J'aimerai tellement que maman soit toujours là, qu'elle m'aide et me dise que faire. Elle, elle saurait. Elle, elle aurait été assez forte pour tout ça.
Mais pas moi.
Parce que, moi, je suis faible. Parce que, moi, je ne sais plus. Je ne sais plus que faire.

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Sam Hamilton
MessageSujet: Re: comment faire confiance aux gens alors qu'a moi-même je me mens   Ven 30 Sep - 19:57

Je mets un moment a me rendre compte a quel point je suis fragile, finalement. A quel point il en faut peu pour me faire pleurer, craquer au point de serrer une inconnue dans mes bras. Et a cette pensée, bizarrement, je la serre encore plus fort, comme si mon instinct me criait de ne pas la lacher pour ne plus tomber, ne plus avoir a me relever a chaque fois. Mais je me force a m'éloigner au bout d'un moment, écoutant les paroles de Fiona malgré mes oreilles bourdonnantes et mon corps qui frissonne sans interruption. Je me mords la lèvre tout en remettant de l'ordre dans mes cheveux, espérant faire disparaître ces larmes inutiles de mes joues. J'ai beau avoir perdu ma famille, m'être échouée dans cet orphelinat, je ne dois pas faiblir maintenant, parce qu'une fois tombée, il est de plus en plus dur de se relever sans souffrir. Alors je frotte mes yeux bouffis et relève la tête, prise d'une détermination soudaine. J'ai rencontré des gens formidables en arrivant ici, et je ne dois absorber que le positif. La vie c'est une leçon constante, et je ne veux plus rien manquer, même si je dois en souffrir. Je pousse une grande inspiration et regarde ma demi sœur dans les yeux. C'est fou comme elle a réussi a me convaincre après une petite heure de conversation. Mais je sais qu'elle est sincère, c'est comme un sixième sens, quelque chose que me murmure mon esprit, comme si je savais exactement qui est cette personne en face de moi, complètement inconnue hier encore. « Je... Je pense que je vais rentrer maintenant. Et euh... merci, enfin, désolée. Mais merci. » Je ne comprends pas trop ce que je suis en train de dire, mais un sourire vient apparaître sur mes lèvres, tandis que j'efface les dernières traces des larmes qui ont dévalé mes joues un instant plus tot. Je regarde un moment par dessus l'épaule de Fiona, la sortie de cette impasse ou nous allons nous séparer dans quelques minutes. Je pense au moment ou je rejoindrais l'orphelinat avec tous ces souvenirs dans la tête, et que j'irais raconter ça a Bjorn demain. Parce qu'après tout, il a toujours été le premier au courant de tout. Et je vois pas pourquoi ça changerait aujourd'hui.

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