Forum RPG. 1994. L'île est détruite mais la vie doit poursuivre son cours. Bartholomew Moor reprend l'île en main pour le meilleur ou pour le pire ?
 
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 Tu es une jolie hallucination [Charlomé]

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MessageSujet: Tu es une jolie hallucination [Charlomé]   Sam 23 Avr - 21:53

La douleur ne me quitte pas, je me demande pourquoi je ne suis pas morte aussi, pourquoi cette poutre ne m'a pas atteint sur la poitrine comme elle l'a fait avec Morgan ? J'aurais préféré, là, hormis la douleur dans ma jambe, je ne sent plus rien. J'ai beau ne rien manger pendant des jours, je n'ai pas faim, si je ne boit pas ? La soif ne me prend pas. Le froid non plus ne me touche même plus, en vrai, je suis déjà morte, mentalement en tout cas c'est ça. J'attends juste que mon corps suive, que le souffle me quitte, que mes yeux se ferment et ne se rouvrent plus jamais, que la douleur de ma jambe prenne possession de tout le reste. Oui je veux crever. Peu de gens viennent ici, c'est un endroit tranquille pour mourir, personne ne tenteras de choses impossibles pour me maintenir en vie, je vais rejoindre ma famille et Charlie. Je n'ai jamais eu de ses nouvelles, alors il doit être mort lui aussi, je l’espère, au moins je pourrais le retrouver, il me manque, tellement, c'est peut être le seul de ma nouvelle vie, nan il y a Emlie aussi mais c'est encore quelque chose d'autre Emi. Nan sur ce lit, le seul auquel je pense, c'est Charlie. Toutes ces histoires, les raisons de notre rupture, ça me semble tellement futile, je l'aimais mais j'ai été incapable de ravaler ma fierté pour lui dire et maintenant, il n'est plus et moi j'agonise sur ce lit. Je regrette de ne pas l'avoir vu une dernière fois, pour lui dire que je regrettais, que je n'avais qu'une envie, c'était revivre ce moment au cinéma. Je ferme les yeux, la douleur est trop forte, je gémit. La porte s'ouvre, quelqu'un doit m’amener à manger, je ne lui prête pas attention, je veut juste crever. Je sent alors une odeur connue, c'est pas possible. Je me tourne vers lui, mes yeux ne voient plus très bien, prit en proie par la fatigue. Je doit halluciner mais je gémit « Charlie ? » Nan tu divague pauvre folle, Charlie ne peut pas être là.
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MessageSujet: Re: Tu es une jolie hallucination [Charlomé]   Mer 27 Avr - 14:32

Tout les matins Charlie se réveille avec un petit goût salé dans la bouche, des cauchemars pleins la tête et une odeur familière sous son nez. Il continue de sentir Salomé partout dans ses affaires et autour de lui, alors qu'il sait qu'elle n'existe plus. Peut être qu'il lui invente cette odeur, qu'il l'imagine, qu'elle est même pas la. Mais le manque est tellement présent et douloureux que chaque visage qu'il croise, il la reconnaît et s'apprête à lui sauter dessus, avant de se rendre compte que ses yeux lui jouent encore un tour. Cela fait plusieurs semaines qu'il travaille au camp de la ferme, il s'y plairait presque, a cueillir des pommes et a moissonner du blé toute la journée, pour essayer de nourrir l'île. En échange il a un toit et de la nourriture, que demander de plus ? D'autant qu'il a retrouvé quelques anciens élèves de Moor, par exemple Bjorn, avec qui il avait passé cette horrible nuit dans la forêt, il y a bien longtemps. C'est aujourd'hui une époque révolue, mais la seule chose qui n'a pas changé, ce sont les cauchemars, sauf que ceux de maintenant reviennent plus souvent, se ressemblent tous et sont tous aussi abominables. Charlie n'ose même pas y penser alors il évacue la souffrance dans le travail, parce qu'il sait qu'il ne retrouvera jamais Salomé, qu'elle ne lui pardonnera pas de la haut, et dieu seul sait que la dernière fois qu'ils ont discuté, c'était une dispute. Ça lui fait mal, mais Charlie a tout fait pour renoncer a ces idées la. Il est allé a Moor mais personne n'avait vu Lom, ou alors personne n'a voulu lui dire. Ce jour la il a fait attention a ne pas croiser Emily dans les couloirs, il aurait eu trop peur. Puis il a interrogé plusieurs personnes bien renseignée sur les autres camps de réfugiés, et aucun ne comptait la blonde qu'il cherchait. Alors soit elle survenait a ses besoins en chassant seule dans la forêt, comme une minorité de villageois, soit elle était morte. Et penser ça lui était insupportable. Pourtant cette idée était parvenue a lui rentrer bien dans la tête, jusqu'a étouffer le moindre soupçon d'espoir, la moindre étincelle d'amour qu'il éprouvait encore pour elle. Et aimer une fille maintenant morte le dégouttait. Pour lui, Salomé était bel et bien un mot dénué de sens, qui ne faisait que lui rappeler la suite d'échecs qu'il avait essuyé il y avait encore des mois de cela. Le soleil tape fort sur la tête de Charlie, tandis qu'il se penche pour ramasser et jeter les pommes pourries. Peut être que quelqu'un voudra en faire de la confiture, mais en attendant, il la lance dans son panier avec les autres. Elles sont toutes noires, pleines de vers et toutes fripées, comme si elles étaient passé par des dizaines de morts différentes pour en arriver la. Après la tempête, les récoltes avaient du mal a être fructueuses et rentables, mais les travailleurs faisaient comme ils pouvaient, ils s'acharnaient a vouloir nourrir toute la population alors qu'il y avait a peine de quoi faire pour leur camp. Charlie continue de travailler, quand il entend des bruits de pas rapprochés derrière lui, comme si quelqu'un entamait une course folle vers lui. Il ne se retourne pas, jusqu'a ce qu'il entende son nom, répété très vite a la suite, et alors seulement il lève les yeux, voit la petite fille qu'il a enrôlé il y a des semaines encore pour lui ramener des informations éventuelles sur Salomé. Et ça fait des jours qu'il ne lui a rien demandé, alors il la regarde avec étonnement s'avancer jusqu'a lui, et souffler bruyamment, penchée, les mains sur les genoux. « Charlie », répète-t-elle « J'ai appris des trucs qui vont t'intéresser » Elle ménage son suspense, mais Charlie est blasé et se contente de la regarder, ennuyé. « La fille que tu cherches, elle est vivante. Elle s'appelle bien Recrosio, hein ? On m'a dit qu'elle était a l'hôpital » Charlie se redresse d'un coup, laisse tomber le panier de pommes. Elles roulent a terre jusqu'aux pieds de la gamine, mais celle ci ne relève pas, se contentant d'un grand sourire. Charlie la bouscule pour l'écarter de son chemin, et il se met a courir, sans s'arrêter, n'ayant qu'un seul but et l'espoir commençant a s'embraser dans sa tête. Il s'imagine des tas de scénarios, tous plus fous les uns que les autres et il ne voit pas le temps passer, les têtes qui se tournent sur son chemin, il n'entend plus que le bruit de ses pas et les mouches qui volent autour de sa tête, il sent plus ses jambes mais il continue de courir, le souffle haché, sans penser a autre chose qu'a elle. Il quitte l'enceinte de la ferme sans rencontrer d'obstacle puis poursuit le chemin de poussière, en transe, suant comme un porc, pour arriver aux premiers bâtiments du villages, presque complètement en ruines. Il sait exactement ou se situe l'hôpital, mais la route est différente d'avant, des ruines entières venant encombrer certains passages et des routes ayant complètement disparu sous l'amoncellement de pierres. Charlie finit néanmoins par retrouver son chemin et il pénètre dans l'hôpital, alertant quelques gardes qui patrouillaient devant. Mais il ne se laisse pas arrêter et on ne juge pas utile de le faire, alors il commence a ouvrir des portes au hasard et a murmurer son nom sans arrêt. Une infirmière accourt vers lui et reconnaît la Salomé de ses paroles, le guide alors vers le premier étage, dans une chambre un peu plus éloignée. Elle laisse Charlie ouvrir la porte et s'écarte, tandis qu'il entre, dans un sale état : trempé par la sueur, le visage rouge, les yeux luisants. Il doit vraiment faire peur, mais au moment ou il voit Salomé, qui le regarde, saine et sauve, plus belle qu'elle ne l'a jamais été, il se sent tellement rassuré que c'est comme si on cautérisait sa plaie, qu'on lui lavait la tête avec de l'eau fraîche, qu'on apaisait ses blessures intérieures. Le soulagement et la joie sont telles de la voir, d'entendre sa voix, qu'il quitte la pièce, ferme la porte puis la rouvre, pour vérifier que ce n'est pas une hallucination. Alors, épuisé par des nuits de cauchemars, d'inquiétude, et par cette longue course, il s'agenouille juste a coté de son lit et se met a pleurer, la tête dans ses draps, a la hauteur de ses jambes, salissant la blancheur de la couverture. Il est si rassuré qu'il lève la tête pour la dévorer des yeux, profitant de ce qu'il voit avant qu'on ne la lui enlève. « Tu m'as manqué » Et il pleure tellement qu'il ya des larmes dans sa voix, quelque chose de déchirant et d'horriblement douloureux.
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