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 L'horizon : si loin, si près... [with Jude E. Gilmour]

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MessageSujet: L'horizon : si loin, si près... [with Jude E. Gilmour]    Mar 16 Fév - 22:27

M'asseoir sur la plage et regarder les vagues défiler. Du plus loin que je puisse me rappeler, j'ai toujours eu cette fascination étrange pour l'océan. Le voir se contorsionner de multiples façons inimaginables. Sentir ce sentiment de puissance quand une vague vient s'écraser à mes pieds, comme si rien ne pouvait me résister. Sentir sa froideur me baiser la peau. L'envie soudaine de plonger, de se laisser emporter par elle le plus loin possible. Parcourir le monde, le dos sur les flots et les yeux clos. En totale confiance. En totale cohésion. Faire un avec la mer et la suivre aveuglément. Je me souviens de nos jeux dans la mer. Nos bousculades, nos courses. Je me souviens de la conquête des fonds des mers, dont j'ai gardé un sac avec tous les coquillages que j'ai pu ramasser. Une histoire pour chaque coquillage. Une histoire gravée en moi. Mon préféré, c'est celui que j'ai trouvé le jour où nous avons passé une journée seuls tous les deux. La journée la plus belle de toutes celles qui ont suivi. Le jour où nous avons laissé parler nos sentiments les plus profonds. Nous avons fait l'amour au rythme des flots. L'eau n'a jamais été aussi bonne qu'à ce moment. Grant. Si seulement je n'avais pas été aussi.... J'ai envie de jeter le coquillage le plus loin possible. Une force m'en empêche. Ma main commence à me faire mal. Je desserre ma poigne. Le coquillage tombe entre mes jambes. Je regarde ma main. Encore un peu et je commençais à saigner. Je souris tristement. Je fixe à nouveau l'océan, l'air rêveur. La baie de New York me manque. C'était agréable de s'y asseoir et contempler la Statue, avec le soleil en fond sur le point de se coucher. La lumière produite donnait un semblant de calme, en contraste avec l'activité dynamique de la ville. Ici, la lumière accentue le côté paradisiaque du lieu. Je l'exècre. Probablement parce que je m'étais imaginée sur une île en amoureux avec Grant et non seule dans un orphelinat. Probablement parce que ce lieu me fait penser à lui et que je n'ai pas envie d'y penser. J'aimerai avoir suffisamment de force pour pouvoir nager jusqu'à l'horizon, nager jusqu'à New York. Arrivée là bas, je grimperai sur la couronne de la Statue et lèverai les bras au ciel. Vous vouliez vous débarrasser de moi? Vous avez cru pouvoir vous débarrasser de moi aussi facilement? On ne se libère pas comme ça de mon enclave. Je suis une sangsue. Je suis comme un enfant qui s'attache au nouveau jouet qu'il vient de recevoir. C'est l'enfant qui jette son jouet et non l'inverse. Je trouverai un moyen de rentrer à New York et je ferai payer tous ceux qui ont voulu faire exception à la règle. Tous ceux qui se sont rebellés, tous les jouets qui ont pris le contrôle de l'enfant pour le blesser par tous les côtés. Le bruit des vagues m'endort. Mes yeux se ferment. Je ne lutte pas, je ne lutte plus et je tombe. Je suis dans une mauvaise position, mes jambes forment un angle cassé, mais qu'importe ; je suis si fatiguée... Je laisse les vagues m'emporter. Le plus loin possible. L'horizon est si près maintenant, je peux presque le toucher. Est-ce moi qui m'en rapproche et lui qui s'éloigne, ou lui qui se rapproche et moi qui m'en éloigne? Je vis dans mon rêve cette même sensation qu'on peut ressentir lorsqu'on contemple trop longtemps l'océan. Non; il faut que je me réveille. Je dois partir d'ici. Au moins rentrer à l'intérieur. Mais je suis si bien, le sable si chaud qui parait m'engloutir, si bien que -dans mon rêve- je ne suis plus sur la mer mais dans un palais de sable, où tout le fondement est sur le point de s'effondrer. Je m'échappe et arrive sur une plage. Une plage similaire à celle où je me suis endormie, mais je ne suis pas en Nouvelle Zélande, je ne suis pas à l'Orphelinat Moor. Une cabane au bord de l'eau. Une guitare en fond musical. Une voix...

Une main se pose quelques secondes sur mon genou. J'ouvre les yeux et me lève brusquement. Je me retourne et aperçois un jeune homme, assis à côté de l'endroit même où j'étais allongé. Sans réfléchir à ce que je vais dire, ni même à savoir d'où il vient, je grimace et lâche:
- Refais plus jamais ça...
Le regard gêné du jeune homme me fait regretter d'avoir été aussi désagréable. Trop tard; c'est dit. Au fond de moi, j'espère qu'il ne va pas le prendre mal et qu'il va engager la conversation de telle sorte qu'on puisse repartir sur de bonnes bases. Cependant, mes mots dépassent ma pensée et je m'entends rétorquer:
- J'espère que tu as une bonne raison de m'avoir réveiller.
Je me déteste.
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L'horizon : si loin, si près... [with Jude E. Gilmour]

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