Forum RPG. 1994. L'île est détruite mais la vie doit poursuivre son cours. Bartholomew Moor reprend l'île en main pour le meilleur ou pour le pire ?
 
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 J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.

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MessageSujet: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 18:23

Charlie ne s'est pas arrêté de boire, ni de fréquenter Aurore. Il a besoin des deux pour garder les pieds sur terre, pour ne pas s'envoler de l'autre coté. Il sait qu'il va toujours aussi mal, que la douleur ne va pas partir grace a une ou deux bouteilles d'alcool ni grace a une autre fille, mais c'est devenu indispensable ; il ignore ce qu'il deviendrait sans ça, et c'est cette addiction la qui lui fait le plus peur. Il repense souvent a Salomé, tous les jours en fait, et il n'arrive pas a croire que ça soit fini, alors que ça fait plusieurs mois maintenant. Comment a-t-il pu s'attacher a elle au point de ne pas parvenir a l'oublier ? Il sait qu'elle ne lui pardonnera jamais, mais pardonner quoi au juste ? Il a oublié les raisons pour lesquelles ils se sont séparés, mais il sait seulement qu'il aurait du se battre pour elle, la retenir par la main, la forcer a le regarder dans les yeux, la forcer a continuer leur histoire.. Mais c'est trop tard, il a été bien lache. Et s'il est prêt a tout recommencer avec elle maintenant, il n'osera jamais retourner la voir. Charlie a honte de ce qu'il est devenu, un alcoolique, souvent défoncé, presque jamais rendu en cours et toujours puni, soit a l'échafaud, soit pire... Il est l'un des seuls qui a réussi a se faire punir jusqu'a la salle des tortures, et il n'en est pas fier. Il en garde d'ailleurs quelques cauchemars et quelques marques sur le corps. Un long bleu s'étend le long de sa joue gauche, et il a des cicatrices dans le dos et sur les bras. Il aurait préféré ne jamais avoir affaire a Moor de cette façon, et il n'ose plus la croiser ni la regarder dans les yeux maintenant. C'était peut être ce qu'elle attendait, eh bien elle a gagné. Charlie n'a plus la force de jouer. Mais ce soir, ce soir il veut juste aller oublier un peu la douleur dans un des bars du village, ceux interdits aux mineurs. Maintenant qu'il est un « grand », il a le droit de faire des choses qu'il faisait illégalement autrefois. Il sort des dortoirs en silence, puis se dirige dans les couloirs qu'il connait comme sa poche jusqu'au passage secret. Ce passage il est mythique, et c'est étrange qu'aucun professeur ou élève n'en ait parlé a Moor. A moins qu'elle ne sache ? Dans tous les cas il n'est pas encore bouché, et Charlie s'y engouffre rapidement, refermant l'entrée du long drap en velours derrière lui. Il fait quelques pas, le dos vouté pour ne pas toucher le plafond, dans le long tunnel humide, qui mène a l'extérieur de l'orphelinat. Après quelques pas, il se rend alors compte qu'il n'est pas seul, qu'une silhouette féminine vient de s'engouffrer juste devant lui. Il se dit que ça doit être une fille de l'orphelinat, mais sa démarche, sa façon de s'arrêter a quelques mètres pour vérifier qu'elle est seule ; il la connait, et il la connait si bien qu'il cligne des yeux, se pince plusieurs fois pour vérifier que c'est une illusion. Mais non, elle est bien la, devant lui, Salomé. Charlie retient sa respiration et ne bouge plus, pour l'observer dans le silence. Il sait que c'est malsain de vouloir l'observer a ce point alors qu'elle ne sait pas qu'il s'agit de lui, mais il aime reconnaître ses mouvements dans le noir, tandis qu'elle se dirige vers lui. Il préfère alors la tenir a distance, pour ne pas installer de malaise, alors qu'il n'a qu'une seule envie, celle de se ruer vers elle, de l'embrasser, de lui dire qu'il l'aime comme un fou, et qu'il n'arrive pas a l'oublier. Il tousse alors, dans le noir, pour qu'elle comprenne que quelqu'un est la, qu'elle s'arrête au moins, même s'il aurait aimé qu'elle lui fonce aveuglément dans les bras. Il ouvre la bouche et prononce d'une voix rauque, éraillée : « Euh attends, je suis la moi. » Il aimerait qu'elle ne le reconnaisse pas, et il espère que c'est gagné, au vu de sa voix, si différente de d'habitude, mais dans un même temps il voudrait qu'elle sache que c'est lui, qu'il est la, qu'elle lui manque, qu'il l'aime... « Salomé », prononce-t-il sans pouvoir se retenir, les yeux rivés devant lui, sans savoir ou il pose les yeux exactement a cause de l'obscurité.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 19:00

Détruite, c'est comme ça que je me sent, et personne ne me comprend, on était même pas un couple alors qui peut bien comprendre pourquoi je souffre tellement. C'est seulement maintenant que je réalise que je n'aurais jamais dût lui demander de choisir, de nous afficher car on était bien comme ça, on passais du temps ensemble et pendant ces moment là je me sentais vivre. Nan, je n'aurais jamais dût faire ça, car je l'avais perdu et que ça me tuais, littéralement, je me sentais partir petit à petit et je n'avais aucune envie de lutter contre ça, je ne mangeais presque plus, même devant l'insistance d'Emily, je continuais de perdre du poids de plus en plus mais je m'en moquais, de toute façon je ne voulais plaire qu'a Charlie et il ne me regardais même plus alors je pouvais bien ressembler à un squelette. Je n'arrivais pas à tourner la page, oublier, ce n'était pas possible, je l'aimais, comme une folle, plus que tout et je l'avais perdu, c'était ma faute alors je me réfugiais dans nos souvenirs, j'avais passé de longues heures dans le cinéma abandonné, là où nous avions fait notre première fois, je restais des heures couché sur le sol, à pleurer simplement. J'avais essayé, de faire mine que ça ne m'affectais pas mais je me foutais de la gueule de qui ? J'avais envie de faire une connerie, sans lui ma vie n'avais plus de sens, c'est à lui que j'avais donné le plus important pour moi, ma virginité. Alors nan, nan je ne m'en remettais pas, et puis .. il a fait la pire des choses qui pourrais me faire, de toutes les filles qu'il y avait à l'orphelinat et sur toutes l'île même, il avait choisit Aurore, cette salope, cette garce qui passait son temps à me prendre pour cible, il l'avais fait exprès, il savait que c'était la façon la plus simple de me faire souffrir. Jamais il ne m'avais aimé, cette phrase s'était immiscé dans mon esprit et tournais maintenant dans ma tête chaque heure de chaque jour, chaque minute même. Je ne pensais plus à rien d'autre, mes notes étaient en chute libre et j'avais rompu toute les tentatives pour me rapprocher de mon père, ça n'avais aucun sens de toutes façon. Mon esprit habituellement si raisonnable était devenu un gros bordel, je ne pensais plus à rien, je passais mon temps à pleurer ou me promener dans les lieux qui avaient eu de l'importance pour nous, avant. Je revenais d'ailleurs du cinéma j'avais profité de l'heure du repas pour m'éclipser. Je rentrais doucement dans le passage secret, vérifiais qu'il était vide mais mon esprit trop perdu ne le vit pas, lui. Je m'avançais mais entendais un bruit, je me stoppais et l'entendit, Charlie. Mon cœur se brisa un peu plus encore si c'était possible et une larme coula le long de ma joue. Je murmurais « Charlie » Je n'osais pas le regarder mais je me rapprochais sans même m'en apercevoir. Je le sentis tout près de moi et je me mit à trembler de mes trente kilos tout mouillé, il y avait peu de lumière, merci, il ne devais pas me voir dans cet état. Je restais un moment silencieuse puis murmurais « Tu vas rejoindre Aurore ? Tu devrais te dépêcher qu'elle ne t'attende pas » Ma voix trahissais la douleur que cette pensé traduisais, le savoir avec une autre était un déchirement.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 19:24

Charlie la sent se rapprocher, est-ce qu'elle fait exprès pour le mettre mal a l'aise, est-ce qu'elle a seulement changé ? Il ne voit pas son visage, il entend simplement sa respiration, la proximité de son corps, et il s'imagine son visage déformé, un gros nez, des yeux écartés, un long menton, alors il baisse les yeux comme si ça allait effacer cette vision. Il ne répond pas lorsqu'elle prononce son nom, elle paraît paniquée, cette rencontre n'était évidemment pas prévue, et puis comment expliquer la bouteille que Charlie tient dans sa main ? Il espère qu'elle ne la verra pas, qu'elle ne relèvera rien, qu'ils pourront se croiser sans un mot et partir chacun de leur coté, sans que rien ne soit dit, mais Salomé en décide autrement, et a la grande surprise de Charlie, elle lui parle d'Aurore. Ce n'était pas vraiment dans ses projets d'aller la voir ce soir, elle dort probablement dans les dortoirs en ce moment même, alors il se contente de fermer les yeux, pour éviter d'habituer ses yeux au noir et de la discerner, de la voir. Il ne veut plus la regarder, ne plus la sentir, ne plus entendre sa voix, ça fait trop mal, beaucoup trop. Puis Aurore ce n'est qu'un coup d'un soir, ils se retrouvent de temps en temps, une fois par semaine environ, et c'est suffisant a Charlie, il n'a pas besoin de ses gestes d'affection en journée ou de ses petits mots doux. Non lui ce qu'il veut c'est juste oublier par la violence, par l'alcool, par le sexe. Et même si c'est tabou il ne peut s'empêcher de répondre, de lui renvoyer la balle avec plus de force qu'il ne l'aurait voulu : « Je vais pas voir Aurore ce soir. Si tu veux savoir, on ne fait que coucher ensemble. Rien de plus. » Ce rien de plus qui sonne beaucoup trop ironiquement. Charlie regrette aussitôt ces mots, parce qu'il sait que Lom risque de mal le prendre, d'en souffrir. Et il s'en veut d'avoir pris la virginité de Salomé, d'avoir perdu la sienne avec elle, il se sent mal, il est vraiment un gros connard et il devrait oublier tout ça. Et si elle se réservait pour le mariage ? Si elle avait voulu attendre encore un bon moment ? Ça, il s'en était moqué ; il était vraiment trop con. Charlie secoue la tête, pousse un soupir d'excuse. Il lache en un murmure : « Je suis désolé, j'ai vraiment été un gros connard. On le savait que nous deux ça ne marcherait pas, pourquoi on a continué ? Pourquoi on a arrêté, plutot ? » Il veut partir et obtenir des réponses a la fois. Qu'est-ce que j'ai fait ? Il aimerait demander ça, lui poser toutes les questions qui résonnent dans sa tête, mais il n'y parvient pas, il se sent trop coupable pour dire autre chose, pour parler d'Aurore, parler de ce qu'ils ont fait la veille encore, parler de choses qu'il a aussi fait avec Salomé.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 19:42

Je ne voulais pas le croiser dans ce couloir, je ne voulais jamais le croiser, plus jamais car ça faisait bien trop mal, de simplement le voir de loin alors là, le savoir si près et pourtant si loin, la pire des tortures. J'entends soudainement le bruit de sa bouteille qui claque contre le mur, il boit... je ne peut rien lui dire après tout. Et je fait l'erreur de parler d'Aurore, il ne se prive pas pour me donner des infos que je ne voulais pas savoir, je me doutais de ce qu'il faisais avec elle mais je n'avais pas envie d'avoir cette image en tête Je cherche son regard et murmure « Merci mais je ne voulais pas le savoir ! » Je vais pour m'écarter de lui, rentrer, allez me cacher dans un coin et pleurer toutes les larmes de mon cœur puis rester là comme une idiote sans repère. Je vais donc lui tourner le dos quand il prend la parole. Il dit qu'il savais que ça ne marcherais jamais entre nous. J'allume la lumière de la petite lampe que j'ai emprunté à mon père et je nous éclaire doucement avant de murmurer « J'y croyais moi Charlie, je … mais putain je t'aimais Charlie … je t'ai donné ma … j'y croyais moi ! » Je lâche la lampe et éclate en sanglot, je me sent conne, de dire ça a un mec qui de toute évidence se moque bien de mes sentiments, je sent qu'il vas me rire au nez, ou m'ignorer, me répliquer que c'est moi qui ai mit fin à notre relation. Je me recule, je ne veut pas qu'il me voit maintenant que tout le couloir est allumé, je ne veut pas qu'il voit l'état dans lequel je me suis misse à cause de lui, du manque qu'il me procure, de cette souffrance en moi. Je me ressaisie finalement et j'attrape la lampe avant de l'éteindre « Pardon, c'est moi qui suis conne, tu as raison, ça ne pouvais pas durer » Dire ça, me mentir à moi même, ça fait encore plus mal. J'essuyais mes larmes et le poussais doucement pour rentrer.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 19:59

Pourquoi elle est la, pourquoi elle reste ? Pourquoi a-t-elle seulement parlé ? Ils auraient pu se passer a coté, sans un mot, sans un regard, vaquer a leurs propres occupations, mais il a fallu qu'il ouvre sa bouche, qu'elle réponde, qu'ils se lancent des piques et des reproches alors qu'ils auraient simplement pu passer a coté, ignorer leurs remarques. Charlie se sent déjà assez mal comme ça, il s rend compte de ce qu'il lui a fait, ce qu'il a fait a leur relation, alors qu'il aurait juste voulu garder ça. C'est triste, deux gens qui s'aiment lorsqu'ils sont loin mais qui n'y croient plus une fois en face de l'autre. Mais l'aime-t-elle seulement encore un peu ? Lui, il sait qu'il est fou d'elle, mais il sait aussi que ça n'a pas marché une première fois, pourquoi ça marcherait la deuxième ? Il n'est pas sur de vouloir, pas sur de réessayer. Elle parle alors de sa virginité, comment peut elle être aussi égoïste ? Il s'est offert lui aussi, c'était sa première fois, mais Charlie n'arrive plus a parler, une grosse boule obstrue sa gorge, et il a juste envie d'aller chialer sous son lit, avant que les vieux démons ne reviennent. Le garçon cligne des yeux lorsqu'elle braque sa lampe sur eux deux, il ne veut pas la voir, les voir eux deux si proches, mais il se rend alors compte qu'elle a maigri, beaucoup trop, c'est presque horrible de la voir comme ça. Il balbutie quelques mots, mais elle prend les devants, lache sa lampe et fond en sanglots. Il n'a le temps de rien dire mais il reste choqué, ne pensant qu'a cette chose, son corps trop maigre, ses bras frêles. Comment n'a -t-il pas pu voir ça avant ? Ah oui c'est vrai, il ne la regardait plus. Salomé rattrape la lampe, s'excuse, mais Charlie n'a plus les mots. Il attend quelques secondes que le calme revienne, regarde de nouveau le corps de Lom sans s'attarder aux endroits qu'il n'a plus le droit de regarder. « Tu es maigre. » Simple constatation consternée. Charlie cligne des yeux et détourne le regard, il n'a pas a donner de leçons au vu de la bouteille qu'il tient toujours dans la main. Il a les paumes moites, le regard un peu éteint ; a la base il voulait juste aller se défoncer dans un endroit calme, pas croiser son ex dans un passage secret trop étroit pour deux personnes en colère. « Tu devrais manger, Salomé. » Il se sent con a essayer de la protéger comme ça, surtout au vu de la conversation, mais il se dit que rien n'a plus de sens de toute façon alors a quoi bon tenter d'être logique ? « Pourquoi on part en couilles tous les deux ? » Il se laisse retomber assis sur une pierre, il n'a plus envie de bouger, en fait il est bien la, a se faire incendier par la fille qu'il aime, parce qu'elle est la, et même si la conversation n'est pas sympathique, au moins elle y est, devant lui, enfin.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 20:16

Je déteste être si proche de lui, car j'ai envie de le prendre dans mes bras, le sentir contre moi, une dernière fois, il me manque, il n'a pas idée de combien il me manque, combien je me sent inutile sans lui, perdue. Allumer cette lampe était une mauvaise idée, j'ai bien vu sa bouteille et lui, lui il a vu ma silhouette, la forme de celle-ci, les kilos qui me manquent, bien trop nombreux. Il me le fait remarquer, l'une des rares personnes qui s'en préoccupe en ce moment, même les profs s'en moque alors pourquoi lui me dit que je devrais manger, je ne suis plus rien pour lui nan, il devrait se moquer de ma santé, de mon poids et de tous le reste, je devrait être une étrangère pour lui. Je n'ai même pas la force de lui répondre, lui dire quoi ? Que depuis que je l'ai quitté je n'ai plus faim ? Que depuis qu'Aurore est rentré dans le dortoir un soir en se ventant d'avoir été la première a coucher avec le beau, le magnifique Charlie chaque aliment que j'avale me fait vomir ? Nan, il ne comprendras pas, il me regarderas comme une pauvre folle. Je soupire et répond de la seule façon qui me vient à l'esprit « Et toi tu boit, chacun ses soucis. » Nan, je ne mangerais pas car il me l'a dit, si j'ai envie de me laisser crever c'est mon choix, et puisqu'il ne m'aime plus, tout ce qu'il peut faire c'est me laisser mourir sans rien dire. Je n'ai pas assez de force pour le forcer à me laisser passer mais il ne m'oppose pas de résistance, pourquoi il le ferrait en même temps. Il s'assoit et demande pourquoi on déconne tout les deux. Je soupire avant de m'asseoir face à lui, pourquoi ? Je ne sais pas, peut être car j'ai l'impression de devoir lui dire ce que je ressent. Je soupire et lui retire sa bouteille en silence et rallume la lumière avant de croiser son regard. Je murmure « Je ne sais pas pour toi … moi je … je n'y arrive pas .. je n'ai plus envie de rien depuis que .. qu'on est plus ensemble » Je baisse les yeux et soupire « Désolé, oublie, je n'ai que ce que je mérite » Je baisse la tête et soupire, oui, c'est moi qui ai dit que c'était finit si on ne se montrait pas au monde.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 20:57

Pourquoi elle s'assied devant lui au juste ? Pourquoi elle n'a pas fait demi tour comme elle s'apprêtait a le faire ? Pourquoi ils déraillent, tous les deux ? Pourquoi ? Il y a trop de questions, pas assez de réponses, et Charlie en a assez de tourner autour du pot, de pouvoir la regarder sans que le geste d'un câlin n'y soit associé. Il veut la prendre dans ses bras, la serrer fort contre lui, plus que jamais... Il en aurait tellement besoin, ce soir ci plus qu'un autre. Il lache la bouteille lorsqu'elle en parle, comme si ça allait le déculpabiliser, mais ça ne change rien, absolument rien a leur situation. Oui, il boit et alors ? Lui il a besoin de ça, mais elle elle a besoin de manger. Charlie soupire en l'écoutant parler de son ressenti, il aime bien l'entendre parler de cette façon posée, alors que ça semble être le bordel a l'intérieur, s'il y a encore de la place dans ce corps pour les sentiments. Sans répondre, le garçon ramasse sa bouteille et la tend a Lom. « Tiens, ça fait du bien. » Il attend qu'elle la saisisse pour pousser un léger soupir. Il n'ose pas lui dire qu'il ressent la même chose, que lorsqu'il ne la voit plus, qu'il ne peut plus lui parler, il ressent un vide immense, impossible a combler. Aurore n'existe que pour le recouvrir, mais pas le reboucher. Il boudrait que Salomé soit la de nouveau. Il le voudrait tellement, qu'elle réapprenne a l'aimer. Après un très long silence, Charlie finit par lacher, dans un murmure si bas qu'il peine a s'entendre lui même : « Salomé, et si on se donnait une seconde chance ? Tu me manques. Donne moi une chance. » Charlie s'approche un peu d'elle et pose ses doigts sur son menton pour lui relever la tête. Le contact l'électrifie mais il l'ignore, et relève la tête de Salomé, simplement, pour que leurs regards se croisent et qu'elle voie a quel point il est sincère. « Je t'aime putain, c'est toi que j'aime... » Il détourne les yeux pour éviter les larmes, éviter qu'elle ne lise tout ce qu'il ressent et qui passe par le regard.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Sam 9 Jan - 21:33

Le voir si près de moi est une torture, je sent son parfum si doux, celui que je sent quand je m'allonge sur le sol du cinéma, j'entends le son si doux de sa respiration, comme une musique à mes oreilles. La musique, un autre truc que j'ai abandonné depuis notre rupture, moi qui aimais tellement  ça avant, maintenant... je ne sais pas, ça ne m'apporte rien alors que Charlie, Charlie m'a apporté tellement, il m'a changé et puis il m'a tout pris en partant. Il me tend sa bouteille arguant que ça fait du bien, je hausse les sourcils avant de la prendre, de toute façon, je ne peut pas être dans un état pire que celui où je me trouve. Alors je prend une gorgée et grimace, c'est pas bon mais vraiment. Je lui rend sa bouteille « Comment tu peux boire ça ? » Je sourit mon premier sourire depuis un moment, surtout depuis que je suis avec lui. On reste un long moment en silence, c'est pas si mal, je suis bien avec lui, simplement près de lui, c'est tout ce que je veux, ça me suffit, car il m'a manqué. Et puis soudain il murmure, un tout petit murmure que j'entends à peine mais que j'entends quand même. Sa proposition me fait sourire doucement, car oui, oui je le veux évidemment. Il me manque tellement, il n'as pas idée. Je le laisse prendre mon menton, je le laisse relever nos regard pour qu'on se fixe, en silence. Je l'entends me dire qu'il m'aime, je sourit de plus belle, ce que j'avais envie d'entendre ces mots là de sa bouche. Je le voit détourner le regard. Je caresse doucement sa joue « Je t'aime aussi Charlie » Un instant j'hésite puis je pose mon autre main sur son autre joue et doucement je vient poser mes lèvres sur les siennes.
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MessageSujet: Re: J'suis un voyou, c'est comme ça tout simplement.   Dim 10 Jan - 13:10

Tout lui a manqué, son visage, ses cheveux, son sourire, ses mains, ses yeux, tout. Charlie se sent tellement bien, alors qu'ils s'engueulent, qu'ils se lancent des mots plus violents que des coups de poing. Salomé attrape sa bouteille et tente d'en boire une gorgée, elle a l'air de trouver ça dégoutant, et elle ne manque pas de le faire remarquer. Charlie hausse les épaules, il ne sait même plus le goût que ça a tellement il n'y fait plus attention, il se contente de vider bouteille sur bouteille. Il récupère la sienne et la cale contre une pierre, il ne voudrait pas que son liquide précieux s'en aille, même si la physique l'en empêche. Puis il ne sait plus ce qu'il se passe, il commence a avouer ses sentiments, son impuissance, le fait qu'il veuille retenter quelque chose, parce que c'est Lom qu'il aime, et il est même prêt a s'afficher au grand jour ; il n'a plus peur d'Aurore, ni de qui que ce soit d'autre. « Salomé... On peut devenir officiels. » Charlie se rend compte de ses mots maladroits et ça le fait sourire, il n'est pas doué en amour mais avec la jeune fille tout change, il a l'impression de voler, que chaque maladresse n'en est pas une, et il l'oublie. Avec Aurore c'était fade, sans vraiment de goût, c'est juste histoire de se changer les idées, brutalement, et il a bien hate de lui annoncer qu'elle n'a jamais été sa première fois. « Je.. Je suis désolé pour ce qu'il s'est passé avec Aurore.. Je n'ai jamais voulu te faire du mal... » C'est a moitié faux, mais Charlie cherchait seulement son bien être a lui, il cherchait a oublier, pas a rendre folle de jalousie Salomé, parce qu'il était certain qu'elle ne l'aimait plus, ni lui, ni ses défauts, ni même ses qualités. Lom se jette alors a son cou, il sent son corps maigre contre le sien, il est différent et il trouve ça bizarre, alors il met quelques secondes a réagir et a enfouir son nez dans son cou, jusqu'a ce que la blonde happe ses lèvres. La, c'est l'anarchie, le corps de Charlie se bat pour ne pas prolonger le baiser, il s'écarte légèrement d'elle, comme électrifié, comme si ce baiser l'avait changé, qu'il était nouveau, neuf, prêt a repartir sur de bonnes bases. C'est tellement différent d'Aurore ; Aurore le dégoute, Aurore est sale, alors qu'avec Salomé tout est beau, et elle sent si bon, malgré sa maigreur. Il l'aime Charlie, plus qu'au premier jour, plus qu'avant, plus que tout.
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